‹ La flore pharaonique d'apres les documents hieroglyphiques et les specimens decouverts dans les tombesChapitre 46 sur 157 · LA FLORE PII A R A U MQ U E · texte numérisé non relu

LA FLORE PII A R A U MQ U E

la tombe de Ti, à Saqqarah, deux ouvrier.s sont représentés en train de travailler du bois de Cèdre. Le même arbre est nommé dans un texte religieux de la pyramide du roi Pépi, de la VP dynastie. Au temps de l'Ancien Empire, les Egyptiens n'avaient certainement pas encore de relations commerciales avec la Syrie ; les charpentiers de la tombe de Ti ne travaillaient donc que des bois de leur pays. De plus, la présence du mot Sib dans un texte religieux archaïque semble bien indiquer que le Cèdre était un arbre égyptien.

M. E. Liiring affirme que le mot Sib n'est pas nommé au Papyrus Ebers et que, par conséquent, on doit raj^er ce nom des dictionnaires. En admettant que M. Liiring ait raison en ce qui concerne le Papyrus Ebers, l'arbre Sib n'en est pas moins nommé au tombeau de Ti (n° 124), ainsi que dans les pyramides d'Ounas (11. 565, 589), de Mirinri (1. 779) et de Pépi I (L 669). Il faut donc le laisser dans les dictionnaires et lui conserver sa traduction.

11 existe au Musée de Berlin (n" 7014) delà sciure de Cèdre trouvée dans l'intérieur d'une momie (F. Wonig, Die Pfianzen im alten JEgypten, p. 387). Le Musée du Louvre (L. 180) et celui de Florence (n" 3117) possèdent des restes de ce vernis jaunâtre qui était composé de naphte et de résine de Cèdre, et dont les Egyptiens se servaient pour conserver les peintures de leurs sarcophages. Certains scarabées, même, sont modelés en cette matière (Flor., n°' 1183 et 1188).

Page 1