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Le Sycomore est l'un des arbres égyptiens dont il nous est parvenu le j)lus de fragments desséchés dans les tombes : fruits emplissant des corbeilles entières, branches et feuilles placées dans les sarcophages auprès des momies, bois entrant dans la confection des cercueils, des meubles, des statues, dès l'époque de l'Ancien Empire. Des figues de Sycomore sont souvent représentées sur les parois des hypogées, et une peinture de Saqqarah nous montre deux personnages grimpant dans les branches d'un Sycomore, en détachant les fruits et les jetant dans des corbeilles disposées sur le sol.
Le nom égyptien de cet arbre est Nouhi, mot qui revient très
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souvent dans les textes. Nous savons aussi que le Sycomore était considéré comme un arbre sacré dans un certain nombre de villes et qu'il était placé sous la protection d'Isis et d'Hathôr. En thérapeutique, ses fruits jouaient un rôle très important et sont mille fois mentionnés dans les papyrus médicaux. Le Sycomore était si commun en Egypte que son nom, Nouhi, servait à désigner la plupart des arbres nouvellement implantés sur les rives du Nil. Le Baumier s'appelait « Sycomore à encens » ; le Figuier, « Sycomore à figues » ; le Térébinthe, « Sycomore à résine », etc.