I^csaïuum indicum DG
On n'a jamais trouvé dans les tombes de restes antiques du Sésame. Des capsules de cette plante, trouvées dans une tombe de Tlièbes par Schiaparelli, ont été soigneusement étudiées par Schweinfurth, qui n'ose pas trop leur attribuer une origine pharaonique. A. de Candolle, en effet, dans son Origine des plantes cultivées, croit que le Sésame n'a été introduit en Egypte qu'à l'époque de la conquête grecque. Unger a rangé le Sésame au nombre des plantes antiques de l'Egypte, d'après une peinture de la tombe de Ramsès III, qui nous montre des boulangers mêlant à la pâte des grains aromatiques. Mais, comme le fait judicieusement observer A. de Candolle, ces grains ne sont pas nécessairement du Sésame, ils peuvent être du Garvi, de l'Anis, du Cumin, etc. Pourtant un fait philologique assez frappant semblerait prouver que le Sésame était connu des Égyptiens de l'époque pharaonique. Le nom arabe du Sésame est Semsem : or, une plante dont les grains se mangeaient se nomme en hiéroglyphes Shemsheni. D'autre part, le Sésame a un nom copte Oke, qui présente l'aspect d'une origine égyptienne, aspect d'autant plus évident qu'il existe dans les textes hiéroglyphiques une plante Ahe, non encore identifiée, dont on tirait de l'huile, et dont les graines étaient utilisées en médecine. Ake pourrait être le nom égyptien du 5. indicum, et Shemshem, son nom sémitique égyptianisé. Le problème est assez intéressant pour que je puisse consacrer prochainement une étude spéciale h la détermination de ces deux noms égyptiens de plantes.
58 LA FLURE riiARAONIQUE
ASGLEPIADAGEES