‹ La flore pharaonique d'apres les documents hieroglyphiques et les specimens decouverts dans les tombesChapitre 73 sur 157 · Ilalberj^ia iiielaiioxylon G. P. R · texte numérisé non relu

Ilalberj^ia iiielaiioxylon G. P. R

Dès l'époque des pyramides, nous voyons le bois d'ébène employé par les sculpteurs et les ébénistes égyptiens. On en faisait des statues funèbres, des lits ; plus tard on en fit des palettes pour les scribes. Sous la XII- dynastie, l'ébène était d'un usage très répandu en Egypte. Il est probable que, sous l'Ancien Empire, l'Ebénier croissait naturellement en Egypte. Mais, sous la XVIIP dynastie, on fut forcé de le faire venir du dehors. La reine Hatasou s'en procure au pays des Sômalis, les princes éthiopiens contemporains des Aménophisen expédient régulièrement de leur pays.

Tous nos musées égyptiens d'Europe renferment des objets d'ébène, chaises, coffres, statues, cannes, palettes, cuillers, manches de miroirs, etc. En médecine, la sciure d'ébène était recommandée pour les maux d'yeux, et cet emploi se retrouve dans Théophraste, Dioscoride et Pline.

Le nom hiéroglyphique du Z>. melanoxylon est Hahni, mut qui s'est conservé intact eu hébreu, et, passant par Ize-joz et ebemis, a donné naissance à notre mot ébène, qui peut ainsi faire remonter son origine au temps des pyramides. La forme

OLEACEES, ÉBENAGKES, MYRSINÉES, SAPOTÉES 61

primitive du mot Ilabni est llab, dont je connais trois exemples (Ti, n» 134 ; Anast. 1, 12,6 ; Zeitschr., XXIX, 28) ; cette racine signifie « être aigu, pointu », et fait allusion aux épines de l'Ebénier.

MYRSINEES

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