Pjrus Halus L
Voici encore une plante intéressante au sujet de l'histoire de la culture. Le nom arabe du Pommier est Taffah. Djepeh, dans les lexiques coptico-arabes, est traduit par Taffah, [/^Xov, malum. Enfin, le mot hébreu que les traductions de la Bible rendent par Pomme est Tappoukh. Taffah, Djepeh et Tappoukh sont donc trois mots bien identiques. Hœfer, dans son Histoire de la botanique, propose de traduire l'hébreu Tappoukh par « orange » au lieu de « pomme », parce que le Pommier prospère peu hors de la zone tempérée froide et que ses fruits, en Orient, n'attirent ni par leur odeur ni par leur saveur. Ces motifs ne sont pas suffisants, ce me semble, pour nous permettre de méconnaître l'exactitude des traductions bibliques, d'autant plus que l'Oranger ne fut connu dans la région méditerranéenne que postérieurement à l'ère chrétienne, et que le Pommier est fréquemment cultivé de nos jours dans les environs de Miniéh, en Haute-Egypte, où il vient très bien. L'hébreu Tappoukh est évidemment le même mot que l'arabe Taffah, lequel désigne bien le Pommier, sans contradiction possible.
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L'original égyptien de ces trois formes est Dapih, — en démotique Dapkhi, — mot dont les plus anciens exemples datent du temps de Ramsès II et de Ramsès III. Ramsès II fît planter des Pommiers dans ses jardins du Delta. Ramsès III donna aux prêtres de Thèbes, pour leurs offrandes journalières, 848 paniers de Pommes. Sous la XIX' dynastie, le Pommier était donc un arbre fruitier communément cultivé en Egypte.
1'^. Pjrus commuiilM L.
La Poire a été retrouvée, par FI. Pétrie, dans la nécropole gréco-romaine de Hawara, au Fayoum. Son introduction en Egypte doit être postérieure aux dynasties pharaoniques ; les noms coptes de la Poire, dans les Scalse, sont de sonorité grecque : Korthollos, Apidia, Apios.