‹ La flore pharaonique d'après les documents hiéroglyphiques et les spécimensChapitre 11 sur 160 · Era0ro0tl0 «ynosaroldes Rœm. et Sghult · texte numérisé non relu

Era0ro0tl0 «ynosaroldes Rœm. et Sghult

Une brique de Dashour contient divers fragments de cette plante, entre autres des graines qui, mêlées par hasard à la terre à potier, avaient commencé à y germer. Cette plante se rencontre encore en Egypte. Une botte de chaumes feuillus de cette espèce à! Eragrostis a été reconnue par Schweinfurth aux cotés d'une momie royale découverte à Deir-el-Bahari. Enfin, des corbeilles et des paniers trouvés dans une tombe de Gébéleïn étaient formés avec les chaumes et les feuilles de cette Graminée. Cette plante porte en arabe le nom de Gashsh (Schw. , Flore^ n« 1216). Or, une espèce de roseau porte en ancien égyptien le nom de Gash ou Qash^ conservé en copte sous la forme Kash. Il est bien probable que c'est cette espèce d'Eragroslis que désignent les textes hiéroglyphiques.

il. Er«0riMitls «bjssliilea Link.

Céréale cultivée abondamment de nos jours en Abyssinie, où elle est connue sous le nom de Teff"; elle donne un pain d'excellente qualité. De nombreux restes de cette plante, trouvés dans des briques de Dashour et de Tell-el-Maskhouta, nous prouvent que VEragrosiis abyssinica était autrefois cultivé en Egypte, d'où il a disparu de nos jours. Comparant le nom abyssinien à la dénomination latine, Unger se demande si ce n'est pas à cette plante que Pline fait allusion dans le passage suivant : « yËgypto

GRAMINEES Si

autem ac Sjriae Ciliciaeque et Asiae et Graecias peculiares zea, olyra, tiphe (XVIII, 81) ». Schweinfurth m'a suggéré l'idée que peut-être la plante étudiée par Unger doit être identifiée avec \ Eragrostis eegyptiaca Link., plutôt qu'avec l'espèce éthiopienne.

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