‹ La flore pharaonique d'après les documents hiéroglyphiques et les spécimensChapitre 134 sur 160 · G^ftftyplam lierlmeeani L · texte numérisé non relu

G^ftftyplam lierlmeeani L

Nous savons par Pline (Hist. nat,, XIX, 2) que les Egyptiens connaissaient le Cotonnier, PoUux (Onomast., YU^ 75-76), qui nomme le Cotonnier « Arbre à laine », nous apprend également qu'on le cultivait en Egypte, et Virgile (Georg., II, 118-120) fait allusion à l'espèce nilotique dans les vers suivants :

Quid tibi odorato referam sudantia ligno Balsamaque et baccas semper frondentis acantbi f Quid nemora iEthiopum molli canentia lana ?

Pline et PoUux affirment que les Egyptiens en tissaient des vêtements, et Hérodote nous dit que les bandelettes des momies étaient faites en Coton. En étudiant au microscope les bande > lettes qui nous sont parvenues, on a constaté que la plupart étaient en Lin, mais on en a reconnu quelques-unes qui étaient en Coton. Enfin, des graines trouvées dans une tombe égyptienne et exposées au musée de Florence sont cataloguées sous ce titre : « Un vasetto ripieno dei semi del cotone », et le D' P. Hannard les a identifiées au G. religiosum L. Le Coton était donc connu des anciens Egyptiens. Le nom hiéroglyphique n'en a pas encore été déterminé.

L'espèce cultivée aujourd'hui en Haute-Egypte est le G. herbaceum, et je suppose d'après cela que c'est la même espèce qui a été cultivée dans l'antiquité. Pourtant, une espèce plus commune encore par toute l'Egypte, le G. barbadenseh.y porte en arabe le nom de Qotn el-ashmouni ou « Coton de Panopolis ». Or, on sait que Panopolis était, par exceUence, la ville drs tisserands. Peut-être cette espèce était elle celle, ou une de celles, que cultivaient les anciens Egyptiens. On a supposé que le Byssus des anciens était le Coton, mais cette identification demande à être confirmée par des preuves scientifiques.

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