‹ La flore pharaonique d'après les documents hiéroglyphiques et les spécimensChapitre 136 sur 160 · Unum Hamlle Mill · texte numérisé non relu

Unum Hamlle Mill

Nous venons de voir que presque toutes les bandelettes de momies que l'on a étudiées au microscope se trouvaient être en Lin. Des capsules de Lin ont été trouvées par Schweinfurth dans des tombes de la XIP et de la XX"* dynastie. Unger en a également reconnu des fragments parmi les débris végétaux qui se trouvaient dans une brique de la pyramide de Dashour. Unger a identifié ces fragments au L. usitatissimumL. ; mais Schweinfurth, qui, au lieu de menus fragments, a pu observer près de 15 hectolitres de capsules fort bien conservées, a reconnu que le Lin des anciens Égyptiens était le L. humiley espèce qui est encore, du reste, la seule que l'on cultive en Egypte. Il n'y a donc pas de doute à avoir sur l'espèce que connaissaient les sujets des pharaons. On doit cependant faire à ce prpoos certaines réserves. Des graines de Lin ont été découvertes par FI. Pétrie à Hawara (époque gréco-romaine) et àKahoun (XIP dynastie)* Or, M. Newberry rapporte toutes les graines de Hawara au L. humile, mais, sur les 163 graines qui se sont rencontrées à Kahoun, mêlées accidenteUement à de l'Orge, il en a déterminé 30 comme appartenant au L. humile, et 133 comme appartenant à une espèce plus petite de Linum, D'autre part, Braun, étudiant

LINÈES, CARYOPHYLI.ÉES, CAPPARIDEES, RÉSÉDACÉES 107

trois graines de Lin du Musée de Berlin (Die Pflanzenrestey p. 290) considère deux d'entre elles comme provenant du L, humile, et la troisième comme provenant du L. anguslifolium HuDs.

Le Lin est souvent mentionné dans les traités de médecine, mais on l'employait principalement pour le filage et le tissage. Son nom égyptien, que Ton retrouve dans un grand nombre de textes, est Màhi, et ce nom s'est conservé intact en copte.

GARYOPHYLLÉES

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