‹ La flore pharaonique d'après les documents hiéroglyphiques et les spécimensChapitre 26 sur 160 · Cyperas fiiiftiifiMus Forsk · texte numérisé non relu

Cyperas fiiiftiifiMus Forsk

Théophraste et, d'après lui, Pline décrivent une Cypéracée égyptienne du nom de Sari. Tous les commentateurs s'accordent pour voir dans le Sari le C. fastigiatus. Seul, C. Fraas (Synops., p. 297) est d'un avis différent et identifie le Sari avec le C. comosu^ Sibth. L'argument dont il appuie son identification est assez probant puisque, selon lui, le mot grec aipt sert encore de nos jours à désigner en Grèce le C. comostis.

D'autre part, on rencontre dans les textes hiéroglyphiques une plante nommée Sâr, Sari, Sar-it, dont les caractères concordent exactement avec ce que Théophraste dit du aioi. C'est une plante aquatique, rangée ordinairement dans les inscriptions à côté du Lotus, du Papyrus et de diverses espèces de Roseau ; elle servait à l'alimentation, était employée en médecine, et sa tige, — haute d'environ deux coudées, d'après l'écrivain grec, — fournissait des cannes.

Comme le C, comosus ne pousse qu'en Grèce, tandis que le C. fastigiatus est très répandu en Egypte, c'est probablement à cette dernière espèce qu'il faut rapporter le (lipi égyptien de Théophraste et le Sari hiéroglyphique.

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