PALMIERS
Héliopolis. Le nom du Dattier revient dans un grand nombre de textes, l'arbre est souvent représenté sur les monuments, enfin, des Dattes ont été trouvées en grand nombre dans les tombes. Au sujet du Dattier, il est intéressant de rappeler que les Égyptiens connaissaient déjà les sexes des plantes dioïques. Nous le savons par Hérodote et par les textes hiéroglyphiques ; seulement, considérant les choses à T inverse de nous, ils nommaient Dattier, mâle celui qui produit les fruits. Les nervures médianes des frondes de Dattier servaient, comme elles servent encore de nos jours, à fabriquer des cannes, des cages et des sièges légers ; on les nommait Bâ, Bai ou Bâa-it en ancien égyptien (Bai en copte). Les filaments qui naissent à la base des feuilles, et que l'on appelait Shou nou bounnou, a cheveux de Dattier », étaient employés, comme nos brosses de chiendent, pour nettoyer les objets peu fragiles, par exemple les cornes et les sabots des taureaux destinés aux sacrifices. Les feuilles, nommées Outou (Woutou), — en copte J9ï^ (Wîl), — servaient à tresser des nattes, des corbeilles, des sandales, etc. En médecine, on recommandait souvent les Dattes pour leur propriétés laxatives.
Migliarini, qui distingue bien dans son catalogue du Musée de Florence les fruits du H. thebaica, du H. Argun et du P. dactylifera, attribue à une quatrième espèce, le P, y*eclinata Jacq., certaines Dattes trouvées dans des tombes égyptiennes (Flor.y n'*3614). Cette espèce ne se rencontre de nos jours qu'au Cap de Bonne-Espérance.