Panas Cedrus L
Le Cèdre n'a pas été retrouvé dans les tombes, mais son nom égyptien, Siby répondant au copte Sibe, Sêbe, est souvent mentionné dans les textes.
On a dit souvent que l'Egypte ne produit pas de Conifères. Delile cite pourtant, comme arbres cultivés en Basse-Egypte, le Cyprès et le Pin d'Alep. De plus, il est certain que le Cèdre croissait en Egypte, au moins à l'époque des pyramides. Dans
la tombe de Ti, à Saqqarah, deux ouvriers sont représentés en Irain de travailler du bois de Cèdre. Le même arbre est nommé dans un texte religieux de la pyramide du roi Pépi, de la VP dynastie. Au temps de l'Ancien Empire, les Egyptiens n'avaient certainement pas encore de relations commerciales avec la Syrie ; les charpentiers de la tombe de Ti ne travaillaient donc que des bois de leur pays. De plus, la présence du mot Sib dans un texte religieux archaïque semble bien indiquer que le Cèdre était un arbre égyptien.
M. E. Liiring affirme que le mot Sib n'est pas nommé au Papyrus Ebers et que, par conséquent, on doit rayer ce nom des dictionnaires. En admettant que M. Lu ring ait raison en ce qui concerne le Papyrus Ebers, l'arbre Sib n'en est pas moins nommé au tombeau de Ti (n"" 124), ainsi que dans les pyramides d'Ounas (U. 565. 589), de Mirinri (1. 779) et de Pépi I (1. 669). Il faut donc le laisser dans les dictionnaires et lui conserver sa traduction.
11 existe au Musée de Berlin (n** 7014) de la sciure de Cèdre trouvée dans l'intérieur d'une momie (F. Wôniu, Die Pflanzen im alten jEgypten, p. 387). Le Musée du Louvre (L. 180) et celui de Florence (n^ 3117) possèdent des restes de ce vernis jaunâtre qui était composé de naphte et de résine de Cèdre, et dont les Egyptiens se servaient pour conserver les peintures de leurs sarcophages. Certains scarabées, même, sont modelés en cette matière (Flor., n*»* 1183 et 1188).