Carthamus tlnctoriaa L
La momie d'Aménophis I, pharaon de la XVIIP dynastie, portait sur la poitrine une guirlande formée de feuilles de Saule entre chacune desquelles était disposée une fleur de Carthame. Une autre momie, découverte par Schiaparelli à Drah-aboulneggah, était décorée d'une guirlande semblable. Une guirlande du Musée de Leide porte également des fleurs de C. linclorius.
D'autre part, on a reconnu par des analyses chimiques que toutes les étofifes rouges trouvées dans les tombes égyptiennes étaient tientes au Carthame.
Il est donc bien établi que les anciens Égyptiens connaissaient le C tinctorius. Or, il existe dans les textes hiéroglyphiques une plante, nommée Nasi ou Nasli (Br. et D., Rec, IV, 90), dont une partie de la fleur servait à teindre en rouge. Cette plante ne me paraît pouvoir être que le Carthame. La culture de cette matière tinctoriale serait très ancienne en Egypte, car le même nom, orthographié Nas, se retrouve dans une inscription de la pyramide du roi Téti (col 336), qui vivait à la VP dynastie. Les textes ne font pas mention de l'huile de Carthame, dont Pline nous apprend que les Egyptiens faisaient un très grand usage,