De ling. lat., IX
2. Epit. r. m.IV, M; ou V, 11 suivant d’autres, qui font des chapitres relatifs à la factèca naualis un livre à part, le livre V. Nous n’adopterons pas cette division qui n’est pas celle de Lang.
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l’a fait dans une quinzaine de courts chapitres, à la fin de son Epitome rei militaris *. Le titre de l’ensemble de l'ouvrage indique tout de suite que la question se trouve traitée surtout au point de vue militaire. Et en effet, l’auteur nous parle des divers ordres de bataille, des machines de guerre en usage sur mer, souvent d’une façon bien brève et bien obscure. Il aborde aussi d’autres sujets, de moindre intérêt pour l'historien, comme la rose des vents, les saisons et heures du jour les plus favorables à la navigation. Quelques mots sur la construction des navires et les matériaux employés à ceteffet; de rares renseignements, inexacts ou équivoques, touchant les commandements à la mer; et c’est tout. Ajoutons que l’auteur, qui vivait à la fin du IV® siècle, ne s’est pas fait faute de parler à la légère d’évènements et d'institutions bien antérieurs à son époque. Quant aux ouvrages de technique navale de Varron, contemporain du dernier siècle de la République, ils ne pourraient, même intégralement conservés, nous apporter aucune lumière sur les flottes impériales, les seules vraiment organisées. {ls nous seraient donc moins précieux que les rares mentions qui peuvent être relevées dans les historiens du temps de l’Empire, et en particulier dans Tacite. Les véritables sources de cette histoire ne sont done pas littéraires ; c’est l’épigraphie, si utile pour l’étude des institutions militaires, qui constitue ici le principal élément d’information.
Les premiers travaux modernes sur la flotte romaine sont de date assez ancienne *. Juste-Lipse semble avoir
1. Cf 2 éd. Lang, Coll. Teubner, Leipzig, 1885. 2. Nous suivrons, en énumérant les plus anciens, l’ordre chronologique .
de leur apparition ; ils embrassent souvent une foule de questions: il serait difficile de les classer méthodiquement.
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apporté la première pierre à l'édifice ‘. Il n'est sorti de ses recherches qu’une ébauche, un essai bien incomplet, car l’auteur disposait d’un faible matériel épigraphique ; mais cet aperçu est exact dans l’ensemble, et plus judicieux que d’autres travaux ultérieurs. Peu après paraissait l'ouvrage de Scheffer *, toujours utile, quoique l’ordre y fasse un peu défaut; il ne traite pas seulement du personnel, mais aussi du gréement et de la construction des navires, et sur ce dernier point il a été bien dépassé. É
Les premières inscriptions mises au jour ont été publiées d’abord par Gori ‘. Ligorio avait poursuivi, dans le domaine de la flotte comme ailleurs, son œuvre de faussaire ; 1l en fut fait de bonne heure une critique excellente ‘. Enfin, dans les Bronzes d’'Herculanum *, on retrouve l’énumération, empruntée à Scheffer, des grades de la flotte. Elle est pleine de confusions et aujourd’hui complètement inutile.
Citons, pour être complet, les ouvrages vieillis et peu scientifiques de Le Roy et de Rondelet *.
À. Lusti Lipsi Admiranda, siue de magnitudine romana, Anvers, 4630, liv, I, chap. 5 : De copiis in mariaut fluminibus : de classibus warris earumque sedibus.
2. Johannis Scheffer Argentoratensis de Militia nauali ueterum libri quatuor, Ubsaliae, 1654.
8. Gori inscriptiones antiquae in Etruriae urbibus exstantes, Florence, 4726, 3 vol. in 4. Cf l’appendice au 3e vol. (p. 69-84) : Elenchus trierium quadrierium quinquerium et liburnarum romanarum quae in utraque classe Miseni et Rauennae stabant, auctorilate antiquorum lapidum cincinnatus.
4. Esame della iscrizione di L. Antidio Feroce di Annibale degli Abati Olivieri, 1764. Cette dissertation, relative surtout à la flotte de Ravenne, a été reproduite par Orelli : Inscriptionum latinarum selectarum amplissima collectio, I, p. 43-54.
5. Bronzi d’Ercolano, Naples, 1767, gî in-f0, I, p. XVI-XXX VI.
6. Le Roy, La Marine des anciens peuples, 4777, in-8. Les Navires des anciens considérés par rapport à leurs voiles, 1783, in-8°. Lettre à Franklin sur les navires des anciens, 1787, in-8°.
J, Rondelet, Mémoire sur la marine des anciens, 1820, in-40.
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G. Marini avait réuni ‘ quelques inscriptions et tous les diplômes militaires relatifs à notre sujet, et Rhunken aressé ün catalogue * de noms de navires, actuellement incomplet, bien entendu.
En 1817, Vernazza lut à l’Académie des Sciences de Turin un mémoire * sur un diplôme d’Hadrien, de l’an 134, accordant la ciuitas aux soldats de la flotte de Misène ; il cherchait à établir que la flotte fut appelée prétorienne sous Trajan. Ce point de vue a été combattu plus d’une fois ; nous le discuterons nous-même en son lieu et place *.
Les diplômes militaires relatifs à la flotte furent réunis par Cardinali 5 ; à l’époque où 11 vit le jour, son recueil formait une mine très riche, mais où l’on pouvait par endroits relever des inexactitudes. Borghesi étudia spécialement un diplôme de l’empereur Trajan, et, à cette occasion, les surnoms pris successivement sous les Empereurs par les flottes prétoriennes *.
Les inscriptions concernant la flotte de Misène parurent presque simultanément dans le corpus napolitain de M. Mommsen ‘et dans un ouvrage du P. Garrucei *.
4. Atti e Monumenti de’ Fratelli Arvali, Rome, 1795, 2 vol. in 42.
2. Rhunkenii opuscula, Leyde, 1823, 2 vol. in-8°, p. 412-457. Le travail en question : De tutelis el insignibus nauium, date de 1770.
3. Vernazza di Freney, au tome XXIII des Mémoires de cette Académie, p. 83-159.