‹ La Flotte de MisèneChapitre 85 sur 162 · Op. laud., I, p · texte numérisé non relu

Op. laud., I, p

Berge, prouve que le sous-préfet était chargé d’un service permanent et déterminé, et non pas créé extra ordinem et per tempus, pour tout le temps pendant lequel le préfet aurait été malade ou empêché. De la similitude des noms notre auteur conclut à la similitude des fonctions, et admet que les deux classes praetoriae avaient à la fois chacune un préfet et un sous-préfet. Ce dernier point est en effet très probable ; mais, à supposer que le souspréfet des Vigiles ait bien été ce que le veut C. de la Berge, on n’est point forcé de lui assimiler de tout point le sous-préfet de la flotte. Cet officier n’était assurément pas chargé du commandement d’une partie de l’escadre, car nous verrons que cette fonction appartenait très vraisemblablement au nauarchus, et en outre il y en aurait eu plus d’un par flotte. Ge ne pouvait être un simple aide de camp, une sorte de porte-voix de l’amiral ; en effet il eût eu une situation bien subordonnée, et nous savons que le sous-préfet n’était pas très au-dessous du préfet. Dès lors, 1l semble bien qu'il fût chargé de remplacer le préfet dans toutes ses attributions, en cas de maladie ou de disparition de celui-ci. Certes, cet officier restait presque constamment sur la terre ferme, mais il pouvait arriver qu'on dût appareiller sur l’heure, en raison d’an danger soudain ; la nomination d’un subpraefectus ne saurait être improvisée en un instant ; en toutcas, la difficulté eût été bien autre, s’il avait fallu en créer un quand la flotte tenait la mer.

Nous connaissons deux sous-préfets de la flotte de Misène, et. deux praefecti classis antérieurs à Claude : de ces derniers, l’un‘ a précédé sans doute l'institution des

Page 1