‹ La foi de nos pères, ou, Exposition complète de la doctrine chrétienne [microforme]Chapitre 18 sur 83 · IX. En parlant du · texte numérisé non relu

IX. En parlant du

mariage, Notre-Sei.

gneur dit: “Quiconque

(1) S. Matth., xxvi, (2) PF Corint., *, 16.

(3) S. Jean, xx, 23.

| ÉGLISE CATHOLI |

Seigneur et ses apôtres, que l’Eucharistie contient réellement le corps et le sang de Jésus-Christ sous les apparences du pain et du vin.

| Les évêques et les | prêtres catholiques dé |clarent que, comme hé.

‘tiers des prérogati-

des apôtres, ils ex-

ÉGLISES PROTESTANTES

| cepte quelques ritualis- |tes)condamnent la doc- | trine de la présence ré- |elle comme une idolàtrie, et disent qu'en | Participant à la communion, nous recevons seulement un mémorial du Christ.

| Les protestants affir- ‘mené au contraire que Dieu n'a délégué à au- |cun homme le pouvoir |de remettre le péché.

lercent un ministère de

réconciliation cet | peuvent remettre | péchés.

Oïndre les malades :par le sacrement de l’Extrême-onction, est un des devoirs les plus ordinaires des prêtres ‘catholiques. Si quelqu”-

qu'ils | les |

Aucune secte protestante ne pratique une cérémonie semblable à celle de l'onction des | malades, malgré l'in- !jonction de l’Apôtre.

un de nous est malade, | il a soin d’apreler le|

prêtre de

l'Eglise, |

! “les | | Pour que celui-ci verse | de l'huile sur ses mem- |

‘bres au nom du Sei- | gneur.

Suivant rigoureuse- |ment la doctrine de l’A- |pôtre, l'Eglise catholi-

Les Eglises protestantes, comme on le sait fort bien, se sont

(4) IT Corint., v, 18.

(3) S. Jacques, v, 14.

ET SEE he à co

es

ÉGLISE APOSTOLIQUE

rejette son épouse pour en prendre une autre, commet contre elle un adultère. Et si l'épouse rejette son mari, pour s'unir à un autre, elle est coupable du même péché (1).

Saint Paul dit à son tour : ‘‘Le Seigneur ordonne à ceux qui sont mariés de ne point se séparer ; il ordonne à l'épouse de garder son mari, et si elle s’en sépare, de rester veuve -.. et au mari de ne point renvoyer son épouse (2).

X. Notre-Seigneur recommande non seulement par sa parole mais par ses exemples à ceux qui tendent à la perfection, l'état de virginité perpétuelle.

Saint Paul exhorte pareillement les Corin-

ÉGLISE CATHOLIQUE

ÉGLISES PROTESTANTES

que défend au mari et |tellement relâchées de à l'épouse de se sépa- | cette loi rigoureuse de rer. S'ils se séparent, | l'Evangile, qu'elles l’un ne peut se rema-| permettent aux personrier tant que vit l’au-|nes divorcées de se retre conjoint. | marier.

Comme l'Apôtre et |

Le divorce brisant le ien conjugal, est accor-

|dé pour de nombreux Let légers motifs.

Tous les ministres

son Maître, le clergé des autres sectes, À catholique se voue à | quelques exceptions une vie de chasteté per-| près, se marient. Loin pétuelle. Nos religieux, d'inculquer le conseil hommes et femmes, | de l’Apôtre touchant le vouent librement leur |célibat à quelques-unes virginité à Dieu. de leurs ouailles, ils

leur insinuent, au con-

et par ses exemples, à

thiens, par ses conseils

la même vertu angélique: “Celui qui don-

ne sa vierge en mariage fait bien, dit-il, celui qui ne la donne pas fait mieux encore

traire, que la vertu de chasteté perpétuelle, quoique recommandée par l'Apôtre est impos-

sible.

(1) *S/ Marc, x, 11, 12.

(2) 1 Corint., vit, 10, 11.

(3) 1 Corint., vus.

APOSTOLICITÉ DE L'ÉGLISE 67

Nous laissons maintenant au lecteur le soin de juger, par lui-même, laquelle de ces deux églises, suit la doctrine des apôtres dans sa rigueur primitive,

Pour montrer que l'Eglise catholique descend seule des apôtres, il suffit d'établir que seule elle peut dresser sa généalogie de génération en génération, en remontant Sans interruption jusqu'aux apôtres, tandis que toutes les communautés chrétiennes remontent à une date relativement récente,

À l’époque actuelle, les sectes chrétiennes les plus influentes du pays sont les Luthériens, les Episcopaux, les Méthodistes, les Presbytériens, les Anabaptistes. Les autres communions Protestantes sont relativement insignifiantes au point de vue du nombre, et, pour la plupart, elles ne sont que des rejetons des communautés protestantes déjà nommées.

Martin Luther, moine Saxon, est le fondateur de l’Eglise qui porte son nom; il naquit à Eisleben, en Saxe, en 1483 et il mourut en 1546.

L'Eglise Anglicane ou Episcopale doit son origine à Henri VIII, roi d'Angleterre,

Le refus du pape Clément VII de lui accorder le divorce avec sa légitime épouse Catherine d'A ragon, pour être libre de s’unir à Anne de Boleyn, fut la cause immédiate de son apostasie. Afin de légaliser son divorce avec sa légitime épouse, le voluptueux monarque se sépara, et avec lui son royaume, de la suprématie spirituelle du Pape.

“IT y a une étroite relation, dit d’Aubigné, entre ces deux divorces,” faisant allusion au divorce d'Henri VITT avec sa femme, et à celui de l'Angleterre avec l'Eglise : Oui, il y a la relation de cause à effet.

L'évêque Shart, historien anglican, avoue naïvement que ‘‘l'existence de l'Eglise d'A ngleterre, comme corps distinct, et sa séparation définitive avec Rome, remonte

mr RE

atome te RE

à l’époque du divorce (1).'’ Le Livre des homélies, dans un langage d'une flatterie révoltante, appelle Henri(2) “le vrai fidèle ministre” et lui décerne l'honneur d'avoir aboli en Angleterre la suprématie papale, et d’avoir établi un nouvel ordre de choses.

Jean Wesley est reconnu comme le fondateur de l’Eglise Méthodiste qui rem::ate à l’année 1729. Ïl eut pour berceau l’université d'Oxford, en Angleterre. Jean et Charles Wesley étaient des étudiants d'Oxford. Ils réunirent autour d’eux un certain nombre de jeunes hommes qui se consacrèrent à la lecture fréquente des saintes Ecritures et à la prière. Leur genre de vie modéré et réglé leur a mérité le nom de Méthodistes. L'établissement des Méthodistes, dans nos contrées, doit son origine à une colonie vrire d'Angleterre,

Il serait ennuyeux de donner une histoire même succincte de chaque secte, Je me bornerai à présenter un état, sous forme de table, indiquant le nom et le fondateur de chaque :eligion, le lieu et la date de sa naissance et le nom des auteurs d’où je tire ces renseignements. Les sources où je puise ces exemples sont toutes protestantes.

(1) Histoire d'Angleterre, par Thomas-V. Shart, évêque de S.- Asaph, 44.

(2) Livre des horrélies.

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