‹ La foi de nos pères, ou, Exposition complète de la doctrine chrétienne [microforme]Chapitre 2 sur 83 · HER · texte numérisé non relu

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vient d'imprimer le cent quarante-cinquième mille du texte angiais. De plus il a été successivement traduit en plusieurs langues, en allemand, en norwégien et en es-

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pagnol; partout dans les pays étrangers, comme dans les Etats-Unis et en Angleterre, il est toujours accueilli avec une grande faveur.

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Cependant l'ouvrage n'était pas connu en France: c'est pour aider, c'est pour contribuer à sa diffusion que

nous avons composé notre traduction. Une première

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lecture dans le texte original nous avait singulièrement frappé; plus nous avancions dans notre lecture, plus nous étions captivé ; plis aussi nous étions intimement Convaincu qu’il pourra faire un très grand bien, et parmi les fidèles qui Y trouveront une exposition claire, nette, précise, complète de la doctrine de l'Eglise catholique, et parmi nos frères séparés, À qui il donne la solution de toutes les objections qu’ils opposent à nos croyances doctrinales, Nous nous Sommes donc mis à l’œuvre €t nous publions la traduction du livre que Son Eminence le cardinal-archevêque de Baltimore a très judicieusement et très exactement intitulé: la Foi de nos Pères.

Nous ne pouvons, en effet, mieux Comparer cet ouvrage qu'à l’Exposition de la doctrine de l'Eglise catholique sur les matières de controverse, par Bossuet. L'éminent auteur se Propose le même but, il traite le méme objet, il suit presque la même marche, la même méthode ; nous crovons pouvoir affirmer qu’il a également réussi. Dans l'avertissement qui précède la seconde édition de son Exposition, Bossuet écrivait: ‘Après ‘plusieurs siècles de Contestation avec messieurs de “la religion prétendue réformée, les matières dont ils ‘ont fait le sujet de leur rupture doivent être éclaircies, ‘et les esprits disposés à concevoir les sentiments de “Eglise ‘atholique. Ainsi il semble qu'on ne puisse ‘‘mieux faire que de les Proposer simplement et de les “bien distinguer de ceux qui lui ont été faussement ‘‘imputés. En effet, j'ai remarqué, en différentes OCCa-

‘sions, que l’aversion que ces messieurs ont pour la ‘plupart de nos sentiments, est attachée aux fausses ‘idées qu’ils en ont conçues, et souvent à certains mots “qui les choquent tellement, que, s'y arrêtant d’abord, “ils ne viennent jamais à considérer le fond des choses. “C'est pourquoi j'ai cru que rien ne pouvait leur être “plus utile que de leur expliquer ce que l'Eglise a dé- ‘‘fini dans le concile de Trente, toucl.. nt les matières ‘qui les éloignent le plus de nous, sans m’arrêter à ce ‘qu'ils ont accoutumé d’objecter aux docteurs particu- “‘liers, ou contre les choses qui ne sont ni nécessaire- ‘‘ment ni universellement reçues.”

Le vénérable archevêque de Baltimore, Mgr Gibbons, s'est inspiré du même sentiment et il se propose le même but que Bossuet, Une longue expérience des missions, données, pendant plusieurs années, aux fidèles catholiques répandus dans les diverses contrées des Etats-Unis, lui avait appris que bon nombre de nos frères séparés nourrissent des préventions et des haines contre la véritable Eglise, l'Eglise Romaine, uniquement parce qu'ils ne la connaissent ni en elle-même, ni dans ses dogmes, ni dans ses pratiques disciplinaires ; il a pensé que le meilleur et le plus efficace moyen de leur ouvrir les yeux et de dissiper leurs préjugés était de leur exposer simplement la Foi de nos Pères. Seulement, écrivant pour les catholiques et les chrétiens du dix-neuième siècle, trois cents ans après la Réforme, quelques années seulement après la célébration

et les définitions du concile du Vatican, il devait être

plus complet que Bossuet. I] commence par établir que l'Eglise Romaine, seule, est Ja véritable Eglise, parce que, seule, elle possède l'unité, la sainteté, la catholicité et l'apostolicité, essentielles À la société visible fondée per Notre-Seigneur; il en conclut naturellement qu’elle est perpétuelle et infaillible. Ce point fondamental une fois solidement établi, il aborde successivement les principaux objets de controverse religieuse qui séparent les protestants des catholiques : l'Eglise et la Bible, la primauté de saint Pierre, sa suprématie qui devait rester éternelle dans une Eglise éternelle et qui a été transmise à l’évêque de Rome, l’efficacité des sacrements qui ont été niés ou dénaturés par les protestants, Enfin il ne craint pas de résoudre les graves et importantes questions agitées de notre temps : le pouvoir temporel des papes, la liberté civile et religieuse, l’Inquisition, le massacre de la Saint-Barthélemy, le célibat ecclésiastique, ces éternels sujets d’accusations injustes, portées contre l'Eglise et les Pontifes de Rome.

[l nous paraît difficile de traiter ces matières avec plus de netteté, de clarté, de solidité, pour le fond : avec plus de calme, de modération, de douceur dans la forme, et nous souscrivons entièrement au témoignage que le révérend père Maguire, jésuite, rendait en 1878 à l’ouvrage de Mgr Gibbons: ‘Dans les nombreuses et diffé- ‘‘rentes missions que J'ai données, dit-il, je me suis ‘servi avec grand succès du livre admirable de Mgr ‘“Gibbons, archevêque de Baltimore, C'est pour les

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‘catholiques une défense très solide de notre foi antique ‘et immuable; c’est le meilleur préservatif qu’on puisse ‘leur donner, afin de les empêcher de tomber avec le ‘temps dans l'erreur. Pour nos frères séparés, ils trou- ‘‘veront dans ce livre, le meilleur qu'on puisse leur of- ‘“‘frir, un exposé lucide, agréable et sans passion de ‘notre religion. Le ton doux et modéré qui y règne, ‘et l'esprit apostolique qui est comme l’âme du livre, ‘‘ne peuvent que laisser une excellente impression dans ‘l'esprit du lecteur le plus prévenu.”

Une revue des Etats-Unis, l'American catholic quarterly Review, porte le même jugement sur cet ouvrage : "L'Amérique tout entière, tant protestante que catho- “lique, à une dette de reconnaissance à acquitter envers “Mgr Gibbons pour son ouvrage: la Foi de nos Pères. “TT a écrit en effet un livre qu’on peut regarder comme ‘‘un modèle de controverse religieuse. Il a la vigueur ‘d'expression de Bossuet et de Milner, la douceur et “l'esprit évangélique de saint François de Sales. Nous ‘‘connaissons la classe d'hommes auxquels s’adresse ‘particulièrement le vénérable auteur, et il ne pouvait, “à moins d’être inspiré, arriver plus heureusement au ‘but qu'il se proposait. Nous ne sommes donc pas sur- ‘‘pris d’apprendre que son livre s'est répandu dans “toutes les parties des Etats-Unis, même de la Grande- ‘‘Bretagne, et que le succès en est toujours croissant, I] ‘‘mettra certainement beaucoup d’âmes sur le chemin ‘de la vérité, et il sera pour son auteur une couronne de ‘gloire dans ce monde et dans l’autre.”

Nous ne poursuivrons pas plus longuement nos appréciations ; nous préférons nous en rapporter au jugement même de nos lecteurs qui trouveront certainement dans la Foi de nos Pères un des meilleurs manuels de la doctrine catholique, Nous ne Craignons pas même de rous adresser à nos frères séparés, si nombreux dans le dio- Nîmes, et pour citer encore Bossuet, nous di- ‘Reste à prier Dieu qu'il les fasse lire sans ai- “greur un ouvrage qui le

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