CHAPITRE XXXI
Le mariage n’est pas seulement un contrat naturel entre le mari et la femme, mais il a été élevé pour les chrétiens, par Jésus-Christ, à la dignité de sacrement. ‘“Epoux, dit l’Apôtre, aimez vos épouses comme le Christ a aimé l'Eglise et s’est livré pour elle... ; ainsi les hommes doivent aimer leurs épouses comme leurs corps... Pour ce motif, un homme quittera son père et sa mère, il s’attachcra à son épouse, et ils seront deux dans une chair. C’est un grand sacrement, mais je dis dans le Christ et dans l'Eglise (1).’’
Dans ces paroles, l’Apôtre déclare que l’union de Jésus-Christ avec son Eglise est le type et le modèle du lien qui doit subsister entre l’homme et la femme, Maintenant l’union entre le Christ et son Eglise est surnaturelle et scellée par la grâce divine. Voilà pourquoi la société de l’épouse et de l’époux chrétiens est cimentée par la grâce de Dieu. Les époux chrétiens sont tenus de s’aimer l’un l’autre durant toute leur vie, comme le Christ a aimé son Eglise, et d'acquérir les vertus propres à l’état du mariage. Afin de remplir ces devoirs, il faut que Notre-Seigneur accorde des grâces toutes Spé-
(1) Ephésiens, v, 25-32.
ciales. Les Pères, les conciles et les liturgies des Eglises d'Occident et d'Orient, y compris les ‘‘ophtes, les Jacobites, les Syriens, les Nestoriens et d’autres corps schismatiques, qui depuis plus de quatorze siècles se sont séparés de la communion catholique, tous s’accordent pour recor naître le mariage chrétien comme sacrement.
Aussi le concile de Trente parlant du mariage dit: “Le Christ lui-même, qui a établi et parachevé les admirables sacrements, nous a mérité, par sa passion, les grâces qui doivent rendre parfait cet amour naturel, confirmer cette union indissoluble et sanctifier les mariés; comme l’apôtre saint Paul l’insinue en disant : ‘““Epoux, aimez vos épouses, comme le Christ a aimé “l'Eglise et s’est livré pour elle’”’ ajoutant peu après, ‘c'est un grand sacrement, je le dis dans le Cürist et “dans l'Eglise.” (Ephes.,v.) Voilà pourquoi le mariage, dans la loi évangélique, l'emporte en grâce, par le Christ, sur les mariages anciens. C’est avec raison que nos saints pères, les conciles et la tradition de l'Eglise universelle ont toujours enseigné qu'il faut le classer parmi les sacrements de la loi nouvelle (1).”
L'Evangile défend à l’homme d’avoir plus d’une épouse, et à l'épouse d’avoir plus d’un mari. ‘‘N’avezvous pas lu, dit notre Sauveur, que celui qui a fait l’homme au commencement les a faits mâle et femelle ? Il a dit: pour cela, l’homme quittera son père, sa mère et s’attachera à son épouse et ils seront deux dans une chair. Voilà pourquoi ils ne seront plus deux mais une seule chair (2).”’
Notre-Seigneur ramène le mariage à sa primitive institution, comme il avait été prescrit par le Dieu Très- Haut. (Genèse, 11.) Le mariage, dans sa condition première, était l’union de l’homme et de la femme; car
(x) Session xxiv.
(2) S. Matth., xIx, 4-6.
Jéhovah ne créa pour Adam qu’une compagne. li en eût créé plusieurs si son dessein avait été d'établir la polygamie. L’Ecriture dit que ‘‘l’homme s'attachera à sa femme, ’’ non à ses femmes. Elle ne dit pas qu’ils seront trois ou plus, mais ‘‘qu'’ils seront deux dans une seule chair.”
Aussi les Mormons, si nombreux malheureusement dans les Etats-Unis, sont en contradiction évidente avec l'enseignement de l'Evangile, et par conséquent ils sont condamnés par l’Église catholique. La polygamie, partout où elle existe, ne peut manquer d’être pour les familles une source continuelle de discordes et de querelles. Elle entretient tous les jours la jalousie et la haine parmi les épouses d’une même maison ; elle dérange les droits de succession et de primogéniture; elle nourrit la rivalité parmi les enfants, qui essayent de se supplanter mutuellement dans l'affection + dans l'héritage de leur père commun.
Le mariage est le plus inviolable et le plus irrévocable de tous les contrats qui aient iamais été formés. Tout contrat, celui-ci excepté, peut être légitimement dissous. Les nations peuvent avoir des motifs mutuels pour abroger leurs traités. Les marchands peuvent dissoudre leurs associations; les frères abandonner la maison paternelle et se séparer comme Jacob et Esaü. Dès amis, comme Abraham et Loth, peuvent être obligés de rompre leur société. En vertu de la loi de Dieu, le lien unissant l'époux et l'épouse ne saurait être rompu que par la mort. |
Aucune épée terrestre n’est assez forte pour rompre le lien nuptial que le Seigneur a formé; car ‘‘ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas.”
Il est bon de remarquer que trois-des évangélistes et l’Apôtre des Gentils proclament l’indissolubilité du mariage et défendent à une personne mariée de cuntracter un nouveau mariage, durant la vie de son conjoint.
Il n’est cependant aucun précepte moral plus fortement inculqué dans l'Evangile que celui de l’indissoluhilité du mariage validement contracté,
Les pharisiens vinrent à Jésus ‘‘et, pour le tenter, ils lui dirent: Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour quelque motif? Répondant, il leur dit: N'avez-vous pas lu que celui qui fit dès le commencement l'homme et la femme les fit mâle et femelle? Et il ajouta, pour cela l'homme quittera son père, sa mère, s'attachera à sa femme et ils seront deux dans une même chair. Désormais ils ne sont plus deux mais une chair, Que ce que Dieu a uni l’homme ne le sépare pas. Ils lui dirent: pourquoi Moïse a-t-il prescrit de donner le billet de répudiation et de la renvoyer? Il leur dit: parce que Moïse, à cause de la dureté de vos cœurs, vous a permis de renvoyer vos épouses ; mais à l'origine il n’en était pas ainsi. Et je vous dis: quiconque renvoie son épouse, le motif de fornication excepté, et en prend une autre, commet un adultère; celle qui a été renvoyée, si elle se marie, commet aussi un adultère(1).””
Notre Sauveur déclare ici solennellement que le lien nuptial est ratifié par Dieu lui-même, et qu'aucun homme, qu'aucune législation humaine ne peuvent dissoudre validement le contrat.
Aux pharisiens lui faisant cette objection, que si le mariage ne peut être dissous, on ne voit pas comment Moïse a ordonn‘ de faire divorce, Notre-Seigneur répond que Moïse ne l’a pas commandé, mais qu'il a simplement permis la séparation, et qu’en usant de cette indulgence, le grand législateur a eu égard aux violentes passions du peuple Juif, qui serait tombé dans de plus graves excès, si son désir de faire divorce et de former une autre alliance avait été contrarié, Notre- Seigneur leur rappelle qu'aux premiers jours cette li-
(1) S. Matth., x1x, 3-9.
cence ne leur était pas permise. Il déclare nettement qu’un semblable privilège ne devait pas être accordé dans la nouvelle loi, car il ajoute : ‘‘Je vous le dis: quiconque renverra sa femme pour en épouser une autre, commet un adultère.’”’ Les commentateurs protestants ont faussement affirmé que le texte justifie un mari, victime d’une injustice, qui se sépare de son épouse adultère et se remarie. L'Eglise catholique explique l’Evangile dans ce sens que, tandis que le conjoint offensé peut obtenir la séparation de corps et de biens d’avec son épouse infidèle, il ne lui est pas permis de faire divorce a vinculo matrimonii pour avoir la faculté de se marier à une autre.
Cette interprétation est confirmée à la fois par le témoignage des évangélistes saint Marc et saint Luc et par saint Paul; tous prohibent le divorce a vinculo sans qualification aucune.
Nous lisons dans saint Marc:
“Quiconque renvoie sa femme pour se remarier, commet un adultère. Si une épouse renvoie son époux et se remarie, elle aussi commet un adultère (1).
Saint Luc fait la même déclaration complète : ‘‘Celui qui renvoie son épouse et se remarie, commet un adultère: Et l’homme qui prend une femme renvoyée par son mari commet ur. adultère (2).”’ Deux des Evangélistes défendent soit à l'épouse soit à l’époux de convoler à de nouvelles noces, quelque grave d’ailleurs que soit le motif de séparation. Et sûrement si le cas d’adultère avait autorisé le mari victime de l'injustice à prendre une autre épouse, ces écrivains inspirés n’auraient pas manqué de mentionner cette importante circonstance.
Passant de l'Evangile aux épîtres de saint Paul aux Corinthiens nous y trouvons aussi une prohibition for-
(1) S. Marc, x, 11, 12.
(2) S; Luc, avr, 18:
melle du divorce, L’Apôtre écrit à une ville récemment convertie au christianisme.
Entre autres sujets, il inculque la doctrine de l'Eglise à l’endroit du mariage. Nous devons supposer qu’en sa qualité d'écrivain inspiré et de fidèle ministre de la parole, il s’acquitte avec soin de sa charge sans ajouter ni retrancher un iota à la loi. 11 s'adresse aux Corinthiens dans ces termes: ‘‘A ceux qui sont mariés, ce n’est pas moi mais le Seigneur qui fait ce commandement: que l'épouse ne se sépare pas de son mari. Et si elle s’en sépare, qu’elle reste non mariée ou qu’elle se réconcilie avec son mari. Que le mari ne renvoie pas sa femme (1). Ici nous voyons l’Apôtre, défendant au nom de son Maître aux époux de se remarier, ne faisant pas d'exception pour le cas d’adultère.
Dans le cas où elle aurait existé, saint Paul n'aurait pas manqué de la mentionne; autrement il aurait rendu le joug de l'Evangile plus lourd que ne le voulait son fondateur.
Nous devons donc admettre que, selon la religion de Jésus-Christ, l’infidélité conjugale n’autorise pas l’une des deux parties à se remarier, ou bien nous sommes contraints d’avouer que le grand nombre des fidèles n’ayant connu le christianisme que par les seuls enseignements de saint Marc, de saint Luc, et de saint Paul, n'étaient qu'imparfaitement instruits dans la foi.
Nous ne pouvons pas admettre que saint Matthieu ait donné aux chrétiens mariés de Palestine un privilège que saint Paul refusait aux Corinthiens : Car autrement la prinitive Eglise eût vu le scandaleux spectacle de maris mécontents cherchant en Judée le divorce de leurs femmes adultères, divorce qu’ils ne nouvaient obtenir à Corinthe, Ainsi les époux mécontents de nos jours sollicitent dans un Etat voisin une séparation légale qu’on leur refuse dans leur propre pays.
(x) I Corint., VI, 10, 11.
pen M
cr eme ann
Le Christ n’est pas divisé et les apôtres ne peuvent se contredire les uns les autres.
L'Eglise catholique, éclairée par la lumière de l’Evangile défend à un homme qui a fait divorce de convoler à de nouvelles noces, pendant la vie de sa première compagne. C’est la loi inflexible qu’elle a promulguée tout d’abord en face des empereurs païens et du peuple, et qu’elle a toujours soutenue, malgré la passion et la voiupté de ses enfants rebelles.
Henri VIII, jadis fils obéissant et défenseur de l’Eglise, conçut à une heure infortunée un criminel attachement pour Anne de Boleyn, une des dames de la maison de la reine, qu’il eût voulu épouser après avoir fait divorce avec sa légitime épouse, Catherine d’Aragon. Mais le pape Clément VII, dont on sollicitait la sanction, se refusa vigoureusement à ratifier la séparation, quoique le pontife eût pu facilement prévoir que sa détermination allumerait la persécution contre l'Eglise et précipiterait toute une nation dans le schisme malheureux de son roi. Si le pape avait consenti à la répudiation de Catherine d'Aragon et au mariage d'Anne de Boleyn, l’Angleterre eût été, il est vrai, conservée à l'Eglise, mais l’Fglise eût fait abandon de son magnifique titre de ma‘*.esse de la vérité.
Quand Napoléon I* répudia son épouse dévouée Joséphine, et se maria avec Marie-Louise d'Autriche, il était tellement assuré de l’insuccès de ses efforts pour la sanction de son divorce et de son mariage subséquent, qu’il ne consulta pas même le saint-siège 1àdessus.
Peu d’années auparavant, Napoléon avait fait appel à Pie VIT pour annuler le mariage que son frère Jérôme avait contracté avec Miss Patterson, de Baltimore (1). Le pape fit à i empereur la réponse suivante: ‘‘Votre
(1) Une des petites-filles de Miss Patterson vient de prendre le voile dans la maison des Visitandines de Baltimore.
Majesté comprendra que de telles causes, loin d être acceptées par nous, ne sauraient recevoir (nous n'avons pas ce pouvoir) une sentence de nullité. Il ne nous est pas permis de porter un jugement en opposition avec les lois de l'Eglise, et nous ne pourrions, sans les violer, décréter l'invalidité d’une union que selon la parole de Dieu aucun pouvoir humain ne peut rompre.”
Femmes et mères chrétiennes, quelle reconnaissance ne devez-vous pas à l'Eglise pour la position honorable que vous occupez maintenant dans la société! Si vous n'êtes plus considérées comme des esclaves, si vous êtes sur le pied d'égalité avec vos maris, si vous n'êtes plus le jouet de leurs caprices ni exposées à tout moment à être renvoyées, comme les femmes des Turcs ou les épouses des Mormons d’Utah; si vous êtes reconnues comme les maîtresses et les reines de vos maisons, vous devez votre émancipation à l'Eglise. Vous êtes particulièrement redevables, pour votre liberté, aux papes qui se sont élevés, dans toute la majesté de leu: pouvoir spirituel, pour venger les droits des épouses maltraitées contre la voluptueuse tyrannie de leurs maris. Combien opposée est la conduite des pères de la prétendue Réforme, qui avec le cri de réforme religieuse à la bouche ont défiguré ‘la religion et la société en sanctionnant le divorce !
Le divorce d'Henri VIII, avec son épouse Catherine, fut approuvé par Cranmer, le premier prélat anglais réformé.
Luther et ses collègues Melanchthon et Bucer permirent à Philippe, landgrave de Hesse, d’avoir deux épouses en même temps (2). Carlostad, autre réformateur | allemand, a justifié la polygamie (3).
La Prusse moderne recueille les fruits amers des semences qui ont été jetées dans ses terres. Soixante-dix-
(2) Bossuet, Variations, virr, 1.
(3) Audin, p. 339.
sept sur cent des mariages contractés aujourd’hui à Berlin, en dehors de l'Eglise catholique, se font sans le concours d'aucune cérémonie religieuse quelconque. Une union qui n’est pas cimentée par les liens puissants de la religion est facilement dissoute.
Ce sujet excite un douloureux intérêt dans notre propre pays, à cause de la facilité avec laquelle le divorce du lien conjugal est obtenu dans nos Etats. Nous avons ici d’autres exemples des dangereuses conséquences qu'entraîne l'interprétation privée du texte sacré ; quand Luther et Calvin proclamaient au monde ‘‘qu'il n'était pas prudent d'empêcher un adultère qui a fait divorce de se remarier (1),’’ ils songeaient fort peu à la race nombreuse qui devait bientôt surgir de ce monstre isolé qu'ils avaient créé, Il y a environ trente causes qui entraînent la rupture du lien conjugal. Plusieurs sont d’une nature si différente qu’elles seraient propres à exciter le rire, si la gravité du sujet ne devait pas pius tard nous inspirer des inquiétudes légitimes sur la prospérité morale et sociale de notre pays.
Les tribunaux prononcent le divorce des personnes, non seulement pour infidélité, mais aussi, et en cela ils cherchent à se couvrir de l’autorité de l'Ecriture, pour cruauté alléguée, pour intempérance, pour abandon ou absence prolongée, pour incapacité mentale, pour condamnation à une maison pénitenciaire, pour incompatibilité de tempérament, pour d’autres causes que les tribunaux, dans leur sagesse, doivent juger suffisantes.
En l’année 1874, jusqu’à la fin de juin, on a fait dixsept cent cinquante-deux demandes de divorce dans l’Etat d’Ohio. Si tel est le relevé pour l'Ohio, quelles ne
(1) Encyclopédie américaine. Notre Sauveur déclare que celui qui se marie à une adultère se rend coupable de ce crime. Luther et Calvin disent cependant qu'il serait imprudent de s'opposer à un tel mariage. Mais la folie de Dieu est plus sage que les hommes. La Sagesse a dit: ‘‘Je détruirai la Sagesse du Sage.” (1 Corinth., 1)
doivent pas être les conditions matrimoniales pour l’Inde, qui est appelée le paradis des époux mécontents.
Dans le Connecticut il y a eu, en 1875, quatre mille trois cent quatre-vir zt-six mariages et quatre cent cinquante-six divorces pour le lien conjugal. Le nombre des divorces pendant les cinquante dernières années s'est élevé à cinq mille trois cent quatre-vingt-onze. Telle est la situation d’un Etat dont le système d’enseignement public est considéré comme le plus complet et le plus parfait du pays. Les statistiques de l'Ohio et du Connecticut que je viens de donner, nous permettent de nous former une idée du redoutable catalogue de divorces sanctionnés chaque année dans les Etats-Unis.
Il en est qui considèrent l’Eglise catholique comme trop sévère en proclamant l’indissolubilité absolue du mariage. On doit se rappeler que ce n’est pas l'Eglise, mais le divin fondateur de la religion chrétienne qui nous a donné la loi. L'Eglise ne fait qu'en prescrire l’observance.
Cependant la loi, quelque rigoureuse qu’elle soit, est toute de miséricorde quand on la compare aux cruelles conséquences qui sont la suite de la trop grande facilité à admettre le divorce.
La facilité avec laquelle les mariages sont annulés est nuisible à la moralité des individus, de la famille et de la société. Elle amène les mariages hâtifs et inconsidérés, parce que les personnes sont moins circonspectes pour conclure un contrat qui peut être dans la suite brisé presque au gré de la volonté. Elle excite une épouse et un mari mécontents et sans principes à la licence, aux querelles et même à l’adultère, sachant bien que chacun de ces crimes donnera un prétexte et une cause légale de séparation. Elle engendre entre l’épouse et le mari de sanglantes querelles pour la conservation de leurs enfants. Elie prive ces mêmes enfants du bras protecteur du père, des tendres soins de la mère, et les confie trop
Latin
fréquemment à la froide cherité du monde; car les personnes mariées qui manquent entre elles d'amour conjugal sont très souvent dépourvues d'affection paternelle. En un mot, elle apporte dans la maison la honte et la désolation que ni la santé ni la volupté ne peuvent réparer.
Il y a un remède à ce malheur social ; c'est l’'empêchement absolu du divorce a vinculo, d'accord avec la règle inflexible de l'Evangile et de l’ancienne Eglise, Dans les contrées catholiques, les divorces sont excessivement r&res et ne sont demandés que par ceux qui ont rejeté le joug de l'Evangile. Et si les lois sacrées du mariage sont encore heureusement gardées par une grande portion de la communauté protestante, la pureté de la morale est due, dans une très large mesure, à l'influence qu’exerce pami eux la religion catholique, influence qui agit heureusement sur ceux même qui sont en dehors de sa communion, comme le soleil fait sentir sa bienfaisante chaleur et sa lumière, même dans des lieux retirés où ses rayons ne peuvent que faiblement pénétrer.