‹ La foi laïqueChapitre 95 sur 111 · LA COMMISSION DE L'ENSEIGNEMENT · texte numérisé non relu

LA COMMISSION DE L'ENSEIGNEMENT

demande à tous, chacun sentira les devoirs qui lui incombent.

Votre vieux président, qui mesure le sien, vous demande par avance l'indulgence dont il aura besoin.

Laissez-moi tout au moins espérer que vous l’excuserez de persévérer dans un rêve qu'il vous a déjà plus d’une fois avoué, sans trop de succès. Ce rêve, c'est l’idée qu'ici plus qu'ailleurs, en matière d'éducation nationale plus qu'en aucun autre domaine, il est possible de chercher, sinon lunanimité, du moins une communauté de vues sur quelques-uns des principes qui peuvent, qui doivent dominer tous nos débats.

Personne ici, quelque vive que soit l’ardeur de ses convictions poliliques, sociales, religieuses, personne n'est tenté d'oublier que la malière sur laquelle nous travaillons n'est pas une substance inerte, c'est l'âme humaine, c'est l'âme de l'enfant qui ne nous appartient pas, que nous n'avons le droit, les uns ni les autres, de façonner à notre guise.

Cela au moins peut nous unir : je veux dire ce commun respect de la personne humaine, dans l'enfant comme dans l'adulte.

Si nous parlons de ce principe, sans rien abandonner de nos convictions respectives, il ne nous sera pas défendu de rivaliser entre nous de zèle el d'ardeur à qui contribuera le plus à faire de bonnes lois, c'est-à-dire à qui saura y introduire le plus de justice, de liberté et de raison.

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