‹ La foire aux artistesChapitre 27 sur 85 · ALFRED BUSQUET · texte numérisé non relu

ALFRED BUSQUET

Mal vu de Dinocheau parce qu'il ne donne pas assez dans le supplément.

Habitué fidèle et très-fort aux dominos, Busquet arrive à

versitar

six heures et demie et part à neuf heures, après avoir gagné une demi-tasse à Barthet, un cigare à Murger et un grog à Fauchery.

ANTOINE FAUCHERY

Quand on a pris en dégoût la littérature à deux sous par ligne, quand on s'est aperçu qu'il faut quinze ans à un livre pour être apprécié à sa valeur, quand on est lassé du journal où se sont éparpillés, gâchés, tant d'idées, tant de drames avortés, tant de romans réduits à un chapitre unique pour fournir à la vie de chaque jour, on fait comme Fauchery — on part!

Il est allé en Australie, on ne sait où.

Il a travaillé de tous les métiers honnêtes, et, après cinq ans, il est revenu. Il est revenu plus jeune et ayant moins souffert que ceux qui sont restés. Et il a retrouvé ses amis d'autrefois avec les besoins d'autrefois, les ambitions humiliées, les ardeurs inassouvies... Il a retrouvé Sisyphe en face de son rocher !

Il est reparti.

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