‹ La foire aux artistesChapitre 38 sur 85 · ALFRED VERNET · texte numérisé non relu

ALFRED VERNET

Qui vient d'ajouter à ses lauriers par la composition d'une Nouvelle Phèdre, dédiée à Delaunay, de la Librairie Nouvelle. Elle se déclame sur l'air : Un jour, maître Corbeau...

J'extrais au hasard les passages suivants :

PHÈDRE

Ton discours me paraît bien assis, mais vraiment

Je crains bien qu'il ne manque un peu de fondement.

Ma famille a tiré de mauvais numérosses (i) ;

Mes sœurs, ma mère et moi nous aimons des z'hérosses.

Hippolyte est rageur; comment se pourrait-il

Qu'un militaire pût redevenir civil ?

(Scène ITe).

PHÈDRE

Du labyrinthe, hélas ! mon utile secours, Si je t'avais trouvé, t'aurait dit les détours.

(1) Licence poétique motivée par les exigences de la rime féminime.

m LE DIVAN LEPELETIER

Il faudrait, vois-tu bien, déshonorer la couche Du héros dont la mort vient de fermer la bouche. 0 dieux ! que n'ai-je pu, dans mon amour subtil, Te prêter autrefois un peloton de fil?

HIPPOIATE

Madame, finissez, vous perdez la mémoire, Et je n'ai pas le temps d'écouter votre histoire. Pourquoi venir ici me parler de coton ? Ah ! vos feux seraient-ils des feux de peloton ?

(Scène VII.)

PHÈDRE

Mon époux est vivant, on l'a vu sur le Pont.

(Acte II. — Scène IV.)

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