ACTE PREMIER
BEAUCiiAMP^ 5e dirigeant vers la gauche. Non... non... je monte tout de suite chez Lionel...
M°i® DUBOIS, allant fermer la porte-fenêtre.
C'est inutile... il va descendre... on est monté le chercher...
BEAUCHAMP
Bon...
{Un temps. Il pose son chapeau et sa canne sur la table à droite, retire ses gants.)
Enfin, qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il se passe ?
M"« DUBOIS, revenant à Beauchamp.
Lionel ne vous a pas mis au courant?...
BEAUCHAMP
Pas du tout...
Gomment ?
BEAUCHAMP, tirant une dépêche de sa poche.
Voilà la dépêche de mon neveu.
(Lisant.)
« Besoin de vous voir immédiatement, communication importante à vous faire. » — Ça ne dit rien...
M°^^ DUBOIS
Evidemment.
BEAUCHAMP
Quelle est cette communication? Vous le savez?
M^"» DUBOIS, gênée, essayant de ne pas répondre. Oh! c'est une affaire très délicate.. .très embrouillée.
BEAUCHAMP
Est-ce qu'il s'agit de notre société ?
8 l'homme mystérieux
M^° DVBois, s^ as seyant près de la petite table, à gauche.
Oui... je crois... je ne suis pas sûre... Je n'entends rien aux affaires...
BEAUCHAMP, s^asseijaut dans le fauteuil, près de la table, à droite.
Pourtant avant d'avoir cédé votre maison de commerce à vos deux gendres, vous vous en occupiez?...
M™® DUBOIS
Oui, un peu quand mon pauvre mari vivait. Mais depuis que Lionel et Raymond se sont associés pour en prendre la direction, je ne sais plus ce qui se passe..
BEAUCHAMP
Espérons que ça n'est rien de fâcheux pour nous... Je dis « nous » parce que comme parent et comme commanditaire, je suis intéressé à la prospérité de leur entreprise.
M™« DUBOIS
Intéressé est le mot...
BEAUCHAMP, se levaut et se promenant, agité. C'est que j'ai de gros capitaux dans la maison, moi!
M™' DUBOIS
Vous avez des regrets ?
BEAUCHAMP
Non, mais j'ai la frousse.
(^^2 grand temps. Il se rassied.) Et tout le monde se porte bien ici ? Vos filles?
M^i® DUBOIS
Giotilde très bien...Louiseaussi... Elleaeu de grandes préoccupations, de grands ennuis ces derniers temps...
BEAUCHAMP
Ahl...