LE GENDARME
Monsieur le Juge, c'est la mère Roque. Elle sait... alors elle veut à toute force voir le corps de sa fille...
FOUGAUD
Eh bien, accompagnez-la... quelques instants seulement, n'est-ce pas? Vous l'emmènerez tout de suite.
{Le gendarme sort.)
LA PETITE ROOUE
BERNARD, inquiet.
Où donc as-tu fait mettre le corps?
FOUCAUU
La mairie était pleine d'ouvriers, je l'ai fait déposer provisoirement chez toi. Nanette m'a dit...
BERNARD, très coutrarié,
Nanette a eu tort... C'est inconcevable! Si tu m'avais dit ça, je t'aurais fourniun local à l'école... ou ailleurs... mais chez moi!... Et où l'a-t-on mise?...
FoucAUD, montrant la porte de gauche.
Là, dans cette chambre...
(Mouvement de terreur de Bernard.)
J'ai cru bien faire... C'est pour cette nuit seulement... J'ai télégraphié à Rouen, on doit venir la prendre demain matin.
{Des sanglots éclatent dans la chambre de gauche,)
BERNARD, sursautant.
Mais qui est-ce qui pleure donc comme ça?
FOUCAUD
Çanepeut êtr3quelamère Roque... Pauvre femme î...
(Les sanglots redoublent.)
BERNARD
Ça et les cloches, c'est trop, vraiment.
(Enervé.) On devrait l'emmener maintenant... A quoi ça sert?...
FOUCAUD
Ça soulage, de pleurer.
(Les sanglots décroissent dans Véloignement.)