‹ La folie au théâtreChapitre 159 sur 185 · LE GENDARME · texte numérisé non relu

LE GENDARME

Monsieur le Juge, c'est la mère Roque. Elle sait... alors elle veut à toute force voir le corps de sa fille...

FOUGAUD

Eh bien, accompagnez-la... quelques instants seulement, n'est-ce pas? Vous l'emmènerez tout de suite.

{Le gendarme sort.)

LA PETITE ROOUE

BERNARD, inquiet.

Où donc as-tu fait mettre le corps?

FOUCAUU

La mairie était pleine d'ouvriers, je l'ai fait déposer provisoirement chez toi. Nanette m'a dit...

BERNARD, très coutrarié,

Nanette a eu tort... C'est inconcevable! Si tu m'avais dit ça, je t'aurais fourniun local à l'école... ou ailleurs... mais chez moi!... Et où l'a-t-on mise?...

FoucAUD, montrant la porte de gauche.

Là, dans cette chambre...

(Mouvement de terreur de Bernard.)

J'ai cru bien faire... C'est pour cette nuit seulement... J'ai télégraphié à Rouen, on doit venir la prendre demain matin.

{Des sanglots éclatent dans la chambre de gauche,)

BERNARD, sursautant.

Mais qui est-ce qui pleure donc comme ça?

FOUCAUD

Çanepeut êtr3quelamère Roque... Pauvre femme î...

(Les sanglots redoublent.)

BERNARD

Ça et les cloches, c'est trop, vraiment.

(Enervé.) On devrait l'emmener maintenant... A quoi ça sert?...

FOUCAUD

Ça soulage, de pleurer.

(Les sanglots décroissent dans Véloignement.)

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