ACTE TROISIÈME
BERNARD
Toujours.
LE DOCTEUR
Tu prends bien ma potion?
BERNARD
Oui... aucun effet... Aussi, quand je vois arriver l'heure de me coucherç, c'est un supplice.
LE DOCTEUR
Ah! quand on ne dort pas !...
BERNARD
Et puis, voi?-tu, cette maison... avec ses grandes chambres tristes... je l'ai prise en horreur... Je m'y sens si seul... surtout la nuit... J'ai une angoisse...
LE DOCTEUR
Fais coucher Xanette auprès de toi... à côté de toi...
BERNARD
A côté. . pour qu'elle entende ce qui se passe...
LE DOCTEUR
Qu'est-ce qui se passe?
BERNARD^ 5e reprenant vivement.
Gomme je ne dors pas... je marche... je parle... souvent j'ai comme des oppressions... là...
(Il montre son cœur.) Alors, ça me fait souffrir... je crie...
LE DOCTEUR
J'étais persuadé que ma potion te ferait quelque chose... te calmerait...
LA PETITE ROOUE
BERNARD, fiévreux .
C'est comme si je buvais de l'eau !... Ce qu'il me faudrait, vois-tu, c'est de la morphine... une bonne dose de morphine.
LE DOCTEUR, B-Vec autorîié.
Non I Ce qu'il te faudrait, vois-tu, ce n'est pas de la morphine, mais de la volonté... Tu te laisses aller...
BERNARD
Mais non, je suis malade... Je sais bien ce que j'ai... ce que je ressens... Je suis malade, je te dis.