SCENE III
LE SURVEILLANT EN CHEF, FERNAND, puis LE PROCUREUR et ;LE DIRECTEUR
FERNAND
Bigre ! Il sait se faire obéir, celui-là !
{Au surveillant.) Qu'est-ce donc que ce type-là ?
LE SURVEILLANT EN CHEF
Je ne sais pas... Nous l'appelons le général à cause de sa manie de commander.
FERNAND, abasourdi.
C'est donc un fou !
LE SURVEILLANT EN CHEF
Le plus dangereux... Alors, on s'en sert pour mettre les autres à la raison...
FERNAND, 56 lordaut.
Ah ! elle est bonne I
{On entend au loin une rumeur confuse.)
LE SURVEILLANT EN CHEF
Attention ! le procureur !
{Ils remontent tous deux vivement à la porte du fond, Couvrent et prennent une attitude respectueuse. On voit d'abord passer devant la fenêtre le procureur de la République suivi du directeur de V asile. Une foule d'aliénés qui se pressent derrière eux, les entourent en criant el en gesticulant. Ils avancent avec peine. Enfin ils arrivent devant laporle. Fernandet le surveillant repoussent les aliénés. Bruit de voix... Cris de:
62 l'homme mystérieux
Monsieur le Procureur! Ecoutez-moi! — Prenez ma lettre! — Séquestration arbitraire! — Justice, justice!
LE DIRECTEUR, ohséquîeux, montrant le chemin.
Par ici, Monsieur le Procureur, par ici. Donnez-vous la peine...
LE PROCUREUR, se dégageant avec peine des aliénés qui r entourent et parmi lesquels on reconnaît au premier rang le Général et le Cosaque qui gesticulent et crient.
Oui, mes amis, c'est convenu...