‹ La folie au théâtreChapitre 48 sur 185 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

LE SURVEILLANT^ s'avaiiçaiit, en se découvrant.

Monsieur le Directeur ne sait donc pas?... M. le docteur Bernard vient d'être appelé auprès d'un infirmier qui a été grièvement blessé.

LE PROCUREUR, SB levant.

Ah!

LE DIRECTEUR, s\rvancant vers le surveillant. Blessé par qui ?

LE SURVEILLANT

Par un malade qui avait ramassé un éclat de verre... et qui Ta frappé violemment à la tempe... Il a eu une très forte hémorragie.

LE DIRECTEUR, îronîque.

Hein? Monsieur le Procureur ! Vous voyez ! ces pauvres gens... Ils sont souvent dangereux...

LE PROCUREUR, froidement.

Je ne dis pas...

LE DIRECTEUR, au Surveillant.

Priez donc le docteur Bernard de se hâter... LE PROCUREUR, arrêtant le surveillant.

Non, laissez... En attendant, je vais entendre la famille de M. Bercier. Elle est là?

LE SURVEILLANT

Oui, 'monsieur le Procureur, depuis longtemps.

LE PROCUREUR

Voulez-vous appeler Monsieur... (cherchant) Monsieur...

(Consultant son dossier.)

Lionel Bercier et M^^^ Raymond Bercier 1

l'homme mystérieux

LE SURVEILLANT

Tout de suite.

(// sort à gauche en laissant la porte ouverte.) LE PROCUREUR, en examinant te dossier, au directeur. Ce dossier paraît intéressant, n'est-ce pas ?

LE DIRECTEUR

Je vous dirai que je n'ai pas eu le temps de le lire très attentivement...

VOIX DU SURVEILLANT, CU COuHsSC.

]\I. Lionel Bercier... Madame Raymond Bercier...

LE DIRECTEUR

J'ai cependant remarqué une pièce...

LE PROCUREUR

Laquelle ?

LE DIRECTEUR, eu désignant une.

Celle-ci...

LE PROCUREUR

Ah î parfaitement.

Page 1