‹ La folie au théâtreChapitre 55 sur 185 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

LE DOCTI-UR

Il est certain que si on me gêne dans mon interrogatoire, je ne réponds de rien.

LE PROCUREUR

Personne n'interviendra, je vousie promets. Monsieur le Directeur, voulez-vous prendre quelques notes, afin qu'il reste un procès-verbal de cette séance...

Très volontiers,

(// s^ installe au bureau^ sur la chaise où s^ était tout à r heure assis le docteur, face au public.)

LE DOCTEUR, 56 proîuenant de long en large.

D'ordinaire, nous ne consentons pas à faire sur nos aliénés ces sortes d'expériences publiques. Mais devant l'attitude de ^lonsieur...

LIONEL

Mon attitude est toute naturelle : c'est celle d'un homme indigné, qui vous porte un défi...

LE PROCUREUR

Il n'y a pas de défi !... Je ne l'accepte pas... Il n'y a ici que des gens de bonne foi, réunis pour chercher la vérité, et éviter qu'il se commette une erreur...

LIONEL

Voilà I c'est tout ce que je demande...

LE DOCTEUR, haussant les épaules.

C'est bien, c'est bien.

(Le surveillant entre.)

LE DIRECTEUR

Eh bien?

82 l'homme mystérieux

LE SURVEILLANT

M. Bercier est là ..

Faites-le entrer...

{Le surveillant sort un instant.)

LE DOCTEUR, allant à la porte qui est restée ouverte. Entrez donc, monsieur Bercier, je vous en prie.

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