ACTE DEUXIÈME
LE DOCTEUR
Non...
LE DIRECTEUR
Alors, dans ce cas...
(Au surveillant.)
Veuillez accompagner Monsieur à son pavillon...
LE SURVEILLANT, s\i,vançant.
Bien, monsieur le Directeur.
RAYMOND, reculant.
Je ne veux pas î...
LE DOCTEUR
Allons, voyons, monsieur Bercier...
LE PROCUREUR, quî est resté pensif depuis les dernières paroles de Raymond, à Vinfirmier.
Attendez!...
RAYMOND
Je proteste !...
LIONEL, avec éclat.
Après rinterrogatoire auquel je viens d'assister, il est impossible, monsieur le Procureur, que vous reteniez mon frère plus longtemps...
RAYMOND, avec indignation.
Monsieur le Procureur, si vous ne me rendez pas justice', je vous préviens que j'aurai recours à la violence.
LIONEL
Tu en auras le droit !
LE PROCUREUR, à Lioncl et à Raymond.
Voyons, du calme! (Un silence.) Avant de prendre
L HOxMME MYSTERIEUX
une décision, j'ai besoin de causer quelques instants avec le docteur Bernard.
(A Raymond.)
Pendant ce temps, monsieur Bercier, veuillez m'attendre là, dans le parloir. \'ous n'avez rien à craindre... votre frère vous tiendra compagnie...
LIONEL
Bien, monsieur le Procureur.
(A son frère.)
Viens, Raymond, viens... N'aie pas peur... Va... Je suis là !...
RAYMOND
Sois tranquille, je saurai me défendre !
(Le surveillant leur ouvre la porte de gauche. Raymond et Lionel sortent. V infirmier referme la porte derrière eux.
LE DIRECTEUR, à Vinfimiier.
C'est bien... laissez-nous...
(Le surveillant sort au fond.)