‹ La folie de Jésus (volume 2)Chapitre 152 sur 298 · LE LAVEMENT DES PIEDS DES APÔTRES · texte numérisé non relu

LE LAVEMENT DES PIEDS DES APÔTRES

« Si Je ne te lave les pieds^ tu rCas point de part avec moi. »

— « Seigneur^ s* écria La Pierre^ non seulement lespieds^ mais aussi les mains et la tête, »

— « Celui qui est baigné ^ ditleschou^ a seulement besoin qvCon lui lape les pieds ; pour tout le reste^ il est propre. Vous êtes purs ^ vous, mais non pas tous... »

Après donc qu*il eut lavé les pieds et repris son manteau €/ quUl se fut remis à table, il leur dit :

« Entendez-vous bien ce que je vous ai fait? Vous m^ appelez maître et seigneur et avec raison, car je le suis. Si donc je vous lave les pieds, moi le Seigneur et le maître^ vous devez aussi vous laver les pieds les uns les autres. Car je vous ai donné V exemple, afin que vous en usiez comme fen ai usé à votre endroit. Amen, amen je vous déclare qu^un serviteur n^est pas plus grand que son maître, ni un messager plus grand que celui qui V envoie. Or, sachant cela, heureux êtes-vous si vous le mettez en pratique ^ »

Si le lecteur veut bien transporter la scène au milieu de nous, s'il veut bien imaginer un dîner d'hommes, un dîner d'amis, où, tout à coup, l'un d'eux se lève et se met à laver les pieds de ses commensaux, il reconnaîtra aisément que l'acte de leschou bar-Iossef était insolite, étrange, excentrique et qu'il permet, à lui seul, de taxer son auteur d'extravagance ou de folie.

. L'explication qu'il en donne lui-même est inacceptable : le caractère du mégalomane exclut tout acte d'humilité.

Qu'est-ce donc?

Un acte d'amour.

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