Évangile de Lucas, XXII
S. Évangile selon Lévi dii Maithia, XXVI.
LE MYSTÈRE DE l'eUGHARISTIE 249
celles qu'on observe dans le délire de Gotard ? Crut-il que, sous sa main, le pain se changeait en chair, sa propre chair, le vin se changeait en sang, son propre sang ? Se vit-il absorbé, sous les espèces du pain et du vin, par ces hommes qu'il aimait d'amour? Manger Tètre aimé ou le boire ? Être mangé, être bu par lui, ce sont là des images que caressent les amants et qu'on retrouve dans leur langage. Cette hallucination, je l'admets et î^ajoute qu'elle était en quelque sorte annoncée par les propos suivants, rapportés par un disciple qui n'avait garde d'en méconnaître la signification passionnée :
« Je suis le pain vivifiant descendu du ciel^. »
« Si quelqu^un mange de ce pain, il vivra éternellement'^. »
« Ma chair est vraiment une nourriture et mon sang vraiment un breuvage^. »
« Qui mange de ma chair et boit mon sang a vie éternelle^, w
1, 2, 3, 4. Évangile de lohanan bar-Zébadga, VI.