Évangile selon Lévi dit Matlhia, XI
4U DESCRIPTION DE DAGONET
OU moins intempestive, en font .une application plus on moins juste aux événements les plus insignifiants qui se passe autour d'eux.
« Quelquefois la langue n'est pas assez riche pour suffire à l'expression de leurs idées ; ils se créent alors un langage nouveau et se servent de signes cabalistiques dont eux seuls peuvent comprendre la signification.
« Cette disposition à former des mots nouveaux peut se trouver dans les différentes variétés de l'aliénation mentale. Mais on l'observe particulièrement chez les individus atteints de mégalomanie ; elle a tantôt sa source dans les hallucinations, qui elles-mêmes font entendre aux malades des paroles caractéristiques, tantôt dans les impressions nouvelles et étranges qu'ils ressentent.
« Leurs interprétations des faits qui se passent sous leurs yeux s'écartent tellement de celles qu'ils auraient acceptées dans d'autres circonstances, leur disposition est si étrangement modifiée qu'il leur faut, à eux-mêmes, des nouvelles désignations pour les phénomènes qu'ils ressentent
(( Ces malades sont sujets à des hallucinations de Touîe et de la vue, en rapport avec leurs conceptions délirantes ; ils resplendissent de clarté, ils s'enivrent de l'harmonie céleste, de senteurs qui n'ont rien de commun avec les odeurs terrestres ; quelquefois le firmament s'ouvre devant leurs yeux éblouis et ils contemplent à loisir le trône du Créateur, la splendeur des chérubins et du paradis. Leurs conceptions délirantes, leurs hallucinations persistent presque toujours pendant qu'ils dormenk Ils continuent à apercevoir des météores enflammés, des
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eu faisait une application plus ou moins juste aux événements les plus insignifiants qui se passaient autour de lui (tels que l'omission par ses disciples du lavement des mains avant le repas ou le grappillage le jour du schabbath) .
Il était sujet à des hallucinations de l'ouïe et de la vue en rapport avec ses conceptions délirantes.
Un jour le firmament s'ouvrit devant ses yeux éblouis (« Voici qu'à lui s^ouvrirent les deux * »). Un autre jour, il contempla la splendeur d'un chérubin du paradis (« un maléàk lui apparut au ciel »). ^