LES REGLES MORALES ACCEPTÉES PAR SUGGESTION M
leschou bar-Iossef dit au su^et de cet impôt :
« Reniiez à Élohim ce qui est à Élohim. »
{Evangile selon Lévi dit Matthia^ XXII.)
Et il félicite une veuve d'avoir jeté un lepton (un demicentime environ) dans le tronc du temple.
leschou bar-Iossef dit à un lépreux guéri : « Cours te montrer au cohen et offre ^ pour ta purification^ ce qu'a commandé Mosché comme attestation aux cohanim. » [Évangile selon lohanan dit Markos^ I.)
leschou bar-Iossef^ annonçant le jugement dernier et la fuite des Juifs au moment de la catastrophe prémonitoire, s'exprime en ces termes :
« Priez que votre fuite ne soit ni en hiver ^ ni le jour du schabbath. » {Évangile selon Lévi dit Matthia^ XXIV.)
D'autre part deux manuscrits grecs de VEvangile de Lucas contenaient le passage suivant :
« leschou^ ayant vu un homme qui travaillait le jour du schabbath^ lui dit :
« Si tu sais ce que tu fais^ tu es heureux ; mais, si tu ne le sais pas^ tu es exécrable de transgresser la thora. »
leschou bar-Iossef, quant à lui, n'observait pas le repos schabbathique. En tant que fils de lahvé se confondant avec le dieu, il ne se croyait pas tenu à cette observance ; c Le Fils de V Homme, disait-il, estmattre du schabbath. »
{Évangile selon lohanan dit Markos, II.)
52 L\ FOUE DE JESUS
Seul, en ce qui concerne les devoirs envers lahvé, le précepte suivant parait appartenir au Fils de THomme :
« Pendant quHl était quelque part en prière^ après qu^il eut finiy un de ses disciples lui dit :
« Seigneur^ enseigne-nous à prier comme lohanan a en- « seigné à ses disciples. »
« Et il répondit^ :
« Quand tuprieSy entre dans ta chambre et y ayant fermé la porte y invoque ton Père^ celui qui est dans le secret, et ton Père, celui qui voit dans le secret, te le rendra à découvert. En priant, n'usez point de bavardage, comme les golm, car ils ^imaginent être exaucés grâce à un long parler. Ne leur ressemblez donc point, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant que vous le demandiez. Pour vous donc, que votre prière soit ainsi :
« Notre Père, celui qui est dans les deux, ton nom soit (c sanctifié, ton règne arrive, ta volonté soit faite en la terre « comme au ciel. Donne- nous aujourd'hui notre pain quoti- « dien, pardonne-nous nos offenses, comme nous pardon- « nons à ceiur qui nous ont offensés. Ne nous induis pas en « tentation, mais nous délivre du Malin. A toi la royauté « et la puissance et la gloire à jamais. Amen'^. »
Or cette règle n'est encore qu'une conséquence de son délire. Il ne fait ici qu'ériger en loi sa manière de se comporter avec lahvé, son père, au cours des conversations qu'il avait avec lui et qui relevaient — nous le verrons dans la suite — d'un dédoublement de la personnalité avec automatisme verbal.