Évangile de Lucas, XVIII
allait devant eux. Ils le suivaient^ troublés et épouvantés, Héunissant de nouveau les douze autour de lui, leschou commença de leur annoncer ce qui lui devait advenir : « Voici que nous montons à Hiérusalem, et le Fils de V Homme sera livré aux princes des cohanim et aux sophérim^ lesquels le condamneront à mort * / »
VI. Là, on l'injurie, on le menace, on lui jette des pierres, et il adresse à ses adversaires cette parole presque suppliante :
« Pourquoi tâchez-vous de me faire mourir ? >; — « Tuas un démon ^ reprit la foule ^ qui s'efforce de le faire mourir ^ ? » .
Il est probable en effet qu'il s'exagérait, à certains moments, les persécutions dont il était victime. « Que Ton interroge avec assez de patience, écrit Foville, les aliénés affectés de mégalomanie, et Ton manquera rarement, j'allais dire on ne manquera jamais de découvrir chez eux, à côté de leurs idées d'ambition et d'orgueil, un véritable délire de persécution accompagné d'hallucinations ^. »
VII. « J^ai fait un seul acle^ leur dit-il encore (il avait guéri un malade, le jour du Schabbath) et vous voilà tout émus !.. Pourquoi vous courroucer contre moi ? »
Et il leur conte une parabole, où l'on voit des vignerons (les Juifs) qui tuent le fils unique (leschou) de leur maître (Iahvé)4.
VIII. A Bélhania, lehouda bar-Schiméon s'élant indigné de ce que Miriam, sœur d^Éléazar, lui avait oint les pieds