IX. Il revieut au bord du lac
 DalmanuLha, il retrouve les pérouschim, qui lui deuiandentdefair(7apparatlre,auciel,lesigaemessianique. lls'empresse de se soustraire à cette réclamation inopportune :
« Les ayant laissés, leschou se rembarqua et passa sur Vautre rioe * . »
Après quoi, il « s'en fut avec ses disciples^ » dans la tétrarchiede Philippos, roitelet renommé pour la douceur de son caractère^, « vers les bourgs de Césarœa », région creusée de grottes immenses, où les tribus pillardes du pays accumulaient le produit de leurs vols*.
Au sujet de ces fui tes constantes, d'Holbach rappelle que l'apologiste chrétien Lactantius, reprochant aux païens le caractère d'un de leurs dieux, leur demandait s'il était possible « de prendre pour un dieu un homme chassé, obligé de fuir, forcé de se cacher. Personne n'est assez fou, disaitil, car celui qui fuit ou qui se cache montre qu'il craint la violence ou la mort^ ». Et d'Holbach de faire cette réflexion judicieuse : « Les partisans d'une religion aperçoivent tous les ridicules de leurs adversaires et ne voient jamais ceux de leur propre religion ®. »
X. C'est aux environs de Césarœa-de-Philippos que leschou bar-Iossef commença à apprendre à ses disciples
« qu'il fallait que le Fils de V Homme souffrît beaucoup^ quil fût rejeté des zékénim^ des chefs des cohanim et des sophérim"^. »
« // fallait », ce mot peint admirablement le despotisme