‹ La folie de Jésus (volume 3)Chapitre 20 sur 410 · Drolisch. EmpirUche psychologie j p · texte numérisé non relu

Drolisch. EmpirUche psychologie j p

2. Ribot. Les maladies de la mémoire. Paris, Alcan, 1909, p. 104.

3. Louis Baret. De Vital de la mémoire dans les vésanies. Thèse de Paris*

4. Lagardelle. La mémoire dans la folie. Saint-Maixenl, 1870.

Capacité et spécialisation.

Nous avons vu que le bagage scientifique du fils du charpentier de Nazareth se réduisait à quelques notions d'élevage et de culture et à la connaissance des mœurs du paysan juiF. Nous avons vu, d'autre part, qu'il citait couramment la Bible et les apocryphes de l'Ancien Testament. Sa mémoire était donc nettement spécialisée dans les choses rurales et mystiques.

Quant à la spécialisation de cette mémoire au point de vue sensoriel, elle résultera de l'étude de son imaginaticm.

Exactitude.

L'exactitude de la mémoire de leschou bar-Iossef ne peut être inférée que de la comparaison de ses citations bibliques avec le texte original. Ces citations sont au nombre de 33. Sur ce nombre, 24 sont exactes, 8 le sont à peu près, 1 est inexacte. Mais il est possible, il est même probable que l'inexactitude et les à peu près sont, en partie, le fait des évangélistes. En efTet, si nous étudions leurs propres citations nous en trouvons 22, dont 5 sont exactes, 10 à peu près exactes et 2 inexactes. C'est dire que leschou bar-Iossef connaissait beaucoup mieux l'Ancien Testament que ses biographes. On est donc en droit de penser que ceux-ci sont responsables des erreurs suivantes :

I. Dans VÉvangile selon lohanan dit Markos, leschou bar-Iossef s'exprime ainsi ;

a N'avez-vous Jamais lu comment se comporta David dans la nécessité et quand il eut faim, lui et ses compagnons, comment il entra dans la maison d'Élohim, au temps du cohen ha gadol Abyathar^ mangea les pains de proposition, que les seuls cohanim avaient le droit de manger^ et en donna à ses compagnons * . »

Or, dans le passage auquel il est fait allusion [Schémouël, I, XXI.) ce n'est pas Abyathar qui est nommé, mais Abi- Melek.

II. De même, dans Y Évangile selon Lévi dit Matthia, le mégalothéomane parle de :

(f Zékarya bèn-Bérakga, lequel, dit-il aux sophérim et aux pérouschim, vous avez mis à mort entre le débir et r autel des parfums ^. »

Or ce n'est pas Zékarya bèn-Berakya qui fut lue en ce lieu, mais Zékarya bèn-Iehoyada.

On peut d'autant mieux attribuer cette erreur au biographe que, dans V Evangile de Lucas ^, leschou bar-Iossef parle de Zékarya, sans indiquer son nom patronymique.

En admettant mémo qu'il fût responsable de ces inexactitudes, le prophète .de Nazareth n'en possédait pas moins une connaissance assez complète de la Bible, pour que les Hiérusalémites fréquentant le temple où il discourait s'écriassent :

« Comment celui-ci sait-il les Écritures, ne les ayant point apprises ^ ? »

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