Deutéronome, XVIII
Iribuenlière, ou un faux prophète y ou un cohen ha gadol *. » Mais, pour réunir le grand sanhédrin, il fallait le consentement du procurateur ou de son représentant.
En Tabsence de Ponlius Pilatus, qui résidait à plus de 80 kilomètres de la capitale, lossef Kaïapha alla trouver le préfet de la cohorte hiérusalémile, le mit au courant des divers incidents qui avaient marqué la prédication de leschou bar-Iossef, lui en fit craindre les conséquences au point de vue politique et obtint facilement l'autorisation demandée.
« Alors les chefs des cohanimet les pérouschim (en réalité le cohen ha gadol et les membres de la beth-cohanim, renseignés parles pérouschim) convoquèrent le sanhédrin^ »,
auquel deux enquêteurs, d'après les renseignements fournis par la Guémarâ de Jérusalem^, vinrent rapporter les blasphèmes du mésith.
On lisait en effet dans la Mischnâ :
« Le mésith (séducteur) est un particulier qui dit qu'il y a une divinité dans tel endroit, qui mange, boit, fait tel bien ou tel mal (or leschou se disait le fils de lahvé et s'assimilait même avec le dieu). Tl sera condamné à mort. Il y a une différence entre le mésith et les autres coupables. Ceux-ci doivent être avertis par les témoins, lesquels ne se cachent pas pour assister au crime à Tinsu du coupable. Le mésith fait exception; on lui apposte des témoins en cachette, sans l'avertir.
« Voici comment on se conduit envers le mésith. S'il s'adresse à deux personnes pour les séduire, ces deux personnes témoins l'accuseront au tribunal, qui jugera, et le lapideront. S'il s'adresse à une seule personne, comme