Évangile de lohanan bar-Zébadya^ III
l'association DBS REPRÉSENTATIONS 43
Dans ce passage le môme mot 7rveO(jLa (en hébreu rouah) est employé dans deux sens diiïérents.
L'égoôoholalie.
Entin leschou bar-Iossef était manifestement atteint d^égoécholalic.
L*égoéchoialie ^ ou répétition de mots prononcés parle malade lui-môme, résulte d'un phénomène de court^circuit portant sur la chaîne formée par les neurones auditifs des mots et les neurones moteurs supérieurs des muscles phonateurs« Ce court-circuit a pour corollaire la diminution du potentiel en d'autres régions du cerveau.
L'égoécholalie se rencontre chez les vieillards (rabâchage), les neurasthéniques, les paranoïaques, les théomânes.
Voici trois observations decholalie chez des fous mystiques.
I. Un sujet, qui avait été atteint, à Tépocjuc de sa première communion, « d'une véritable monomanie religieuse », eut, par la suite, de l'écholalie *.
II. Le Juif Y., fils d'aliénée, présente les stigmates physiques
1. J'ai apporté, dans le sy m p tome écWa/ie (7)x^(o - éclio, XaXta • parole), les divisions suivantes :
Êgoécholalie (répétilion des mois prononcés par le malade Zia/éc/ko/a/itf (répétition de ) lui-même).
Kcholalie s^ mots entendus) )/f^/^ro<fc/io/a//c (répétition des mots
prononcés par une autre personne).
Lexécholalie (Tépdixiioïi des mots lus).
(Binet-Sanglé. Le prophète Elisée. Archives d'anthropologie criminelle, 1905.)
2. Guinon. Article Tics convuUifs du Dictionnaire encyclopédique des êciences médicales.
de la dégénérescence. Il est atteint de tuberculose pulmonaire. C'est un mnémonique» un imaginatif, un rêveur, un distrait, un émotif. Il a « des larmes pour tout être soutirant » et donne aisément sa bourse aux pauvres. C*est, avant tout, un mystique. A dix ans, il croyait aux fées. Plus tard, il voulut vendre son âme au diable, afin d'obtenir le pouvoir de se transporter invisiblement où bon lui semblerait. Il a des terreurs nocturnes avec tremblement; au dernier coup de minuit, il tressaille et éprouve une sensation d'angoisse. Il présente aussi des sous-hallucinations.
Bien qu'il soit d'un naturel paresseux, il a des accès de travail subits et temporaires. Il est également sujet à des accès de dromomanie. A seize ans, il quitte Odessa, où ses parents habitaient, et se rend à Hambourg. Plus tard, à l'occasion d'une persécution dirigée contre les Juifs, il part pour l'Amérique « où, affirme-t-il, les hommes comme lui deviennent puissants » ; il y mène, pendant deux ans, une vie misérable, revient en Europe, fait plusieurs voyages à pied et échoue dans un hôpital de Paris.
Depuis longtemps, ce malade s'était aperçu qu'il ne pouvait entendre parler une personne inconnue, sans éprouver « un besoin irrésistible de répéter les mêmes paroles ». Cette hétéroécholalie, qui le tourmentait surtout lorsqu'il était fatigué, devint bientôt insurmontable. Au bout d'un certain temps, elle disparut pour faire place à la lexécholalie, puis à Tégoécholalie. «( Je ne pouvais pas penser, disait-il, sans mâcher pour ainsi dire mes paroles, si courtes qu'elles fussent. Pour lire une lettre d'affaires^ il fallait toute la contention de mon esprit pour ne pas la lire deux ou trois fois. En entendant un discours, j'étais poussé, peut-être par le diable que j'ai si souvent invoqué dans mon enfance, à répéter chaque mot de l'orateur ^. »
leschou bar-Iossef présentait le même symptôme. En effet :