‹ La folie de Jésus (volume 3)Chapitre 365 sur 410 · Évangile de lohanan bar-Zibadya^ XVIII · texte numérisé non relu

Évangile de lohanan bar-Zibadya^ XVIII

l'affaire ieschou bar-iossef au prétoire 463

mières paroles. Lorsque, conformément à l'usage, son huissier d'audience eût prononcé la phrase consacrée : « Anie conspectum clarilalis iuœ adstat Ieschou bar-^Iossef »,

« PilatuSy sorlani (du Lithostroton) au-devant eux, leur dit:

« Quelle accusation portez-vous contre cet homme * ? »

Ses assesseurs, questeurs, comités^ officiers, se tenaient auprès de lui, tandis que, rangés autour du bêma, les soldats de Vapparitio (section hors rang de la cohorte), chargés du service judiciaire, héraut, licteurs, statores (plantons), speculatores (exécuteurs), armés de la lance, et questionarii (tortionnaires), se montraient prêts à lui obéir ^.

La question dut être posée sur un ton rogue, car, tout de suite, les Juifs se fâchèrent :

« Si celui-ci^ s' écrièrent-ils^ n'avait fait aucun malj nous ne r aurions pas livré I »

« Sur cela^ Pilatus ajouta :

« Prenez-le vous-mêmes et le jugez selon votre loi ^. »

Il laissait ainsi percer son mépris pour les Juifs et son désir de se débarrasser au plus tôt de la corvée qu'ils voulaient lui imposer. D'ailleurs, à l'égard des indigènes, son rôle de juge se réduisait à « s'informer en quoi les sentences touchaient ou ne touchaient pas l'intérêt de Rome ^ » et, à première vue, le condamné qu'on lui amenait ne lui

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