ÉoangUe delohanan bar Zibadya, IV
un voyage, laisse sa maison, donnant autorité à ses serviteurs, à chacun sa besogne, et commande au portier (Schilïiéôn bar-Iona) de veiller. Veillez donc, car vous ne savez le moment où paraîtra le seigneur de la maison, au soir, à minuit, ou à Iheure que le coq chante, ou au matin. Veillez, de peur qu arrivant soudain^ il ne vous trouve endormis! Ce que Je vous dis, à vous y je le dis à tous : Veillez^ ! »
« Que vos reins soient pressés et vos lampes allumées ; soyez vous-mêmes semblables aux serviteurs qui attendent leur maître à son retour des noces, pour qu'aussitôt son arrivée, et dès qu'il heurtera à sa porte, ils lui ouvrent sans retard. Heureux les serviteurs qu'à sa venue le maître trouvera veillant ! En vérité, je vous dis que, se ceignant lui-même, il les fera mettre à table et s'avancera pour les servir. QuUl survienne à la seconde veille ou à la troisième, s'il les trouve ainsi, heureux sont-ils-! »
« Quel est donc le serviteur fidèle et prudent que son maître a établi à la tête de ses gens pour leur distribuer^ en temps convenable, la nourriture? Heureux ce servie teur-là que son maître trouvera en cette occupation quand il paraîtra! En vérité, je vous dis quil le mettra à la tète de tout son avoir. Si, au contraire, ce serviteur mauvais disait en lui-même : « Mon maître met longtemps à venir », et quil se prît A battre ses compagnons de service et même à boire et à manger avec les ivrognes, le maître de ce ser^ viteur surgirait un jour quil ne Vattendrait point, et à une heure imprévue. // le séparerait et le mettrait au rang des hypocrites, là où il y aura pleurs et grincements de dents (le Guô-Hinnoin)3 »