‹ La folie de JésusChapitre 163 sur 171 · Jules Soury. Essais de critique religieuse, 1878, p · texte numérisé non relu

Jules Soury. Essais de critique religieuse, 1878, p

L’ŒDIPISME | 281

leschou, à une famille de psychopathes. Son père est alcoolique. Sa mère, débile mentale,a été internée pour démence épileptique. Son frère, qui s’est arraché un œil, et sa sœur ont été également internés. La malade a toujours été faible de constitution et se fatigue rapidement ; pas plus qu'ieschou bar-[ossef elle n'eût été capable de porter la croix. Atteinte de délire religieux, elle s’imagine que Dieu lui ordonne de se mutiler, essaie de s’arracher la langue et, malgré la surveillance dont elle est l’ob-

‘jet, réussit à s'en couper un morceau avec les dents.

En décembre 1867, après dix ans de vie normale, elle est de nouveau internée pour délire religieux ; Dieu lui défend de manger; elle refuse toute nourriture et tente à plusieurs reprises de s’arracher la langue. Elle a une nouvelle crise en août 1868; Dieu lui défend de manger et lui ordonne de s’arracher

la langue et de se détruire. Ses bras portent les tra-

ces de nombreuses blessures. Elle se lacère profondément /e vagin et s’arrache les deux yeux *. Une femme de quarante-cinq ans, atteinte de délire religieux, refuse toute nourriture. Elle se crève l’œ1l droit et essaie de se crever l’œil gauche. Elle tombe ensuite dans un état de lassitude, de tristesse, d’apathie profonde et se montre taciturne, comme l'était souvent Ieschou. Comme lui, elle a des hallucinations de l’ouïe et de la vue. Au cours d'une nouvelle crise délirante, où dominent les idées de culpabilité, d’indignité religieuse et de damnation, elle s’arrache l’œil droit avec deux centimètres et demi

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