CHAPITRE VIII
178. Le Loup, la chèvre et le chevreau ^ d'après Gilles Corrozet. — 179. La même fable dans La Fontaine. — 180. Le Coq et le renard, dans Guillaume Guérout. — 181. La môme fable dans La Fontaine. — 182. Guillaume Haudent et Antoine Baïf. — 183. la Tortue et raigle, le Loup, la mère et l'enfant d'après Baïf. — 184. Le Loup, la mère et Penfant dans Pbilibert Hégémon et dans La Fontaine. — 185. Vauquelin de la Fresnaie et Mathurin Régnier. — 186. Le Cheval et le loup d'après Le Noble. — 187. La même fable d'après La Fontaine. — 188. Benseradc et Boursaut. — 189. Le Corbeau et le renard dans La Fontaine. — 190. Les fabulistes français après La Fontaine. — 191. Pourquoi ils n'ont pas réussi. — 192. Persistance du principe de la Fable.
178. Retournant encore une fois sur nos pas, nous allons passer des prosateurs aux poètes de la Renaissance et du xYii^ siècle, qui ont laissé des fables, et dont quelques uns ont un vrai mérite et n'ont pas été inutiles à La Fontaine. A leur tête, nous voyons Marot dont le génie plein de grâce et de naïveté, d'enjouement et de délicatesse, convenait merveilleusement à ce genre de poésie. Mais on n'a de lui qu'une fable, un peu longue, quoiqu'on y rencontre des traits aimables et ingénieux.
Un autre poète du temps, Gilles Corrozet, publia
FABULISTES FBANqAIS BN VERS. 219
en 1542 cent fables quelquefois prosaïques, mais dont le dialogue a de la vivacité et le style une naïveté re* marquable. Nous citeronis de Gilles Corrozet une fable pleine de candeur et de grâce, au point que La Fontaine, qui la connaissait sans doute, a eu de la peine à la surpasser, bien qu'il en ait saisi le tour simple et antique d'un conte du bon vieux temps.