GENRE
principal dans la Colonie
DAFFAIRE5
Bércby
Tabou
Bassam
Bassam
Lahou
Abidjan
Abidjan
Abidjan
Bassam
Tous produits à \
Bassam
1 importation et à
Bouakc
1 exportation
Bassam
Bouakc
Grand-Labou
Bassam
Bassam
Bassam
Bassam
Bassam
2 Principaux Exploitants et Exportateurs de Bois de la Côte d'Ivoire
EXPLOITANTS fxésiion Je Has^am-Ahiàjan.
Compagnie Foie<lRrc de rAfriquc ,
hancaise. . . . . . f \ , . ,
^ . . , /-■ / - Acajou el loult-s essence?,
^ociele \ izioz cl L ' (Scieries atii-
cames) ^ ^^'^ ^^'^-^ '■' en grume.
Etabli&semenl:^ d'Huberl
Pla^jelat-Charriere
Société Occidentale africaine. ■ ■ Société Alsacienne de la Cote
d Ivoire
Société Boidelaise Forestière- i
Société de^ Boi^ africains . . . . |
Donnefort [
Claa Acaiou et toutes es*.encej.
Wessel en giunie,
Oddos
Barthélémy
Schineider
Semei,
Lambert-Gaumonl
Aka Edouard
l^orquet.
Hés'i"^ à .-i ssinic.
Société d'Impoitatinn des Boi^ e\o-
tiijues. /
N'ialle Ireres Acajou.
Nicolas \
Poizat
Ré'^ion de Lahou.
Vialle frères '■
Société Fore^lK'ic du Bandama - ' »
.. Ac.»iou,
Maitin y
Steinmetz
Sexer . .
Bennel . Lecuyer • Pierre. .
Acajou.
Région de ^assanJra.
Société Industrielle du Bois . . .
-ACHETEIRS DE BOIS
MarJuet, à Ba^sam ■ . .
Miller, a Bassam . . .
Gutzwiller. a Bassam. .
Société des Boi> afiicams S iLiele V'izioz et C'"^ .
Hamilton and C . . .
Woodin and C . . .
Acajou el joules essences.
E\PORT.ATELiR.s
Acajou pour France el Angleterre.
Acajou pour .-\merique.
' Acajou et divers pour France \ el autres pays d'Europe.
, Acaiou pour Angleterre.
3 Plantations principales de Cacao, Café, Cocotiers
Compagnie Coloniale de la Bia, a Assinie.
Blachon. a Bmgeiville.
Borde-., a Tabou.
Compagnie de Kong, a Bassam.
Clément, a Bassam.
King. a Tiassaie.
Legourd, a Assmie.
Necker. a NrBalo.
Banques
Banqu:; de l'Almiue Occidentale, a Bassam Toutes opérations
bancaires.
Banque de l'Afrique Equatoriale. Toutes opérations bancaires.
Transitaires-Commissionnaires
Raoul Chauvcau. a Bassam.
^^^^^^-^T>^fS^
Paysage du Comoe.
Cliché Buriner
A la mémoire de ma chère disparue, A mon frère Jacques.
TITRE PREMIER
La Forêt Conditions de son exploitation
SOMMAIRE
Ce qu'est la forêt de la Côte d'Ivoire ; Répartition des essences. Régime forestier en vigueur dans la colonie ; Règlement d'exploitation et taxa- - Evacuation des hois vers les ports d'embarquement ; Expéditions. - Main-d'œuvre.
TITRE PREMIER
La Forêt. — Conditions de son exploitation
Ce qu'est la forêt de la Cote d'Ivoire
La forêt de la Côte d'Ivoire offre un spectacle extraordinairement imposant. Quiconque l'a parcourue plus ou moins conserve l'impression d'avoir entrevu un monde nouveau, où la lumière pénètre à peine, où les dimensions, la majesté des grands arbres contrastent avec l'amas, souvent inextricable, de lianes qui rampent sur le sol, grimpent aux troncs ou retombent des branches. « Cette forêt, dit M. G. Joseph, garde, malgré les voies commerciales qui la traversent, son aspect mystérieux. Elle demeure comme un immense écran à la vision. Elle rebute. Une singulière appréhension saisit lorsqu'on s'engage sous sa voûte n (1).
La force de la végétation y est vraiment prodigieuse. Ce n'est pas tant la grande hauteur des arbres qui frappe — en France même nous avons des peupliers ou des sapins qui sont peutêtre plus élevés encore — c'est le caractère spécial de ces arbres dont le tronc lisse et cylindrique, sauf à la base même, sans nœuds, atteint 20, 25 et même 30 mètres avant les premières branches. Les racines rampantes, pour la plupart des essences, émergent en bourrelets, constituant autour du tronc une série de contreforts qui assurent à l'arbre une assiette solide, mais rendant l'abatage au ras du sol assez difficile.
(1) La Côte d' Ivoire, par G. JoSEPIl.
Cette forêt s'étend sur 12 millions d'hectares environ. La zone sylvestre couvre en effet plus du tiers de la superficie totale de la Colonie; elle prend naissance près de la côte et ne s'arrête, aux extrémités Est et Ouest, qu'à 300 kilomètres dans l'intérieur. Au centre, les savanes du N'Zi s'avancent comme un coin dans la forêt dense. A l'endroit le plus resserré, la distance qui sépare ces savanes de la côte est encore de 1 50 kilomètres. Cette immense étendue de forêt ne forme pour ainsi dire qu un bloc au travers duquel les petits villages indigènes, les espaces défrichés pour les cultures, ne constituent que de minuscules éclaircies.
Qu'un terrain utilisé par les indigènes pour leurs plantations soit abandonné pour un autre, la végétation reparaît immédiatement et avec une puissance extraordinaire. C'est tout d'abord un vaste amas de broussailles, de ronces, duquel émergent quelques palmiers généralement poussés là par hasard, (1) et qu'a respectés l'indigène, et des tiges d'essences diverses parmi les plus vivaces. La course à la lumière commence; toutes ces tiges, trop serrées, s allongent démesurément et avec une rapidité inouïe pour essayer de dominer leurs voisines. Les essences spongieuses luttent dans cette course avec succès, mais la rapidité de leur croissance est quelque-
(1) La graille a pu être apjxjrtée par un oiseau ou un animal qui s'est nourri du fruit.
Grand-Bassam. — Le boulevard Treich-Laplene. Cliché Agence économique A. O. F-j
fois un facteur de leur perte et les essences dures, plus résistantes, qui ont pu vivre sous leur couvert, reprennent le dessus quand le grand arbre qui les a dominées a été cassé ou arraché par le vent ou est arrivé à la limite de sa croissance, de sa vie (1). Quant aux palmiers qui ont réussi à ne pas périr sous la végétation environnante, on comprend qu'ils soient étiolés, allongés démesurément, peu aptes à produire des fruits.
La forêt renferme un très grand nombre d'essences. Le docteur Aug. Chevalier a pu en faire un inventaire méthodique. Les seuls arbres qui atteignent de grandes dimensions comprennent plus de 350 variétés. Plus récemment encore, la Mission des Bois Coloniaux, dirigée
(1) La forêt appauvrie par des défrichements ou des coupes non rationnelles se régénérerait donc d'elle-même à la longue; c'est un point important qu'il est difficile d'élucider, mais qui paraît plausible.
par l'Inspecteur des Eaux et Forêts Bertin, a étudié les peuplements d'une quarantaine d essences utilisables par l'industrie. C'est de ces dernières essences que nous nous occuperons, encore que bon nombre d'entre elles ne puissent être exploitées immédiatement, faute de pouvoir être traitées sur place ou de pouvoir être transportées dans des conditions suffisamment avantageuses.
Les peuplements sont denses partout, mais ils manquent totalement d'homogénéité. La densité de telle essence déterminée varie en effet d'une région à l'autre, suivant la nature et la composition du sol, le degré d'humidité, etc., elle peut représenter jusqu'à 25 ou 30 % (1) des peuplements dans certaines régions, tandis qu'en d'autres elle sera rare ou même introu-
(1) II y a même des F>euplements, près des lagunes, qui sont composés pour 80 ^o de « Bahia » ou de 40 % de (( Fou » ou de » Rikio ».
vable. Encore peut-elle, quand on la trouve, présenter, par I écorce ou le bois lui-même, des différences d'aspect assez caractérisées qui font se demander si l'on ne se trouve pas en présence d'une essence autre. C'est notamment le cas pour VA cajou, qui est l'essence la plus recherchée, sinon la plus connue, et qui existe à peu près partout dans toute l'étendue de la zone forestière. On en rencontre des peuplements assez denses tout près de la côte, dans la région à droite et à gauche de Bassam, depuis la frontière de la Gold Coast jusqu'à hauteur de Jacqueville; le cordon littoral lui-même en est assez fourni. Par contre, au fur et à mesure qu'on s'éloigne vers l'Ouest, il faut, pour trouver des Acajous en nombre relativement important, remonter peu à peu au Nord. En face de Grand-Lahou, la zone à Acajou commence à 30 kilomètres environ de la côte; elle se maintient à cette distance puis redescend légèrement
vers Fresco et vers Sassandra. Elle remonte progressivement ensuite pour aboutir à la frontière du Libéria à une quarantaine de kilomètres du littoral, il est, d'autre part, à signaler qu'entre la zone à Acajou et la mer, depuis Grand Lahou jusqu'au fleuve Cavally, on trouve près du littoral plusieurs faux Acajous dont le Sipo, ayant l'aspect de l'Acajou mais ayant une contexture de bois un peu différente. Ce Sipo, qui est très rare dans la région de Bassam, est un bois qui peut très bien être vendu pour de l'Acajou; il est plus beau, à notre avis, que l'Acajou vrai qui est coupé près du littoral.
Au Nord, les limites de la zone à Acajou sont très irrégulières. Elles s'arrêtent en moyenne à 1 50 kilomètres de la côte mais remontent beaucoup plus haut dans les vallées, à 200 kilomètres et plus de la mer.
Les autres essences exploitables sont également disséminées un peu partout; elles n'ont
Cha&se a l'hippopotame.
^Cliché Bursrr:
pas d'habitat réservé. Faisons remarquer cependant que certaines d'entre elles, le Bahia, notamment, le Fou, le Rik,io, se rencontrent plus particulièrement dans la zone côtière. 11
Vue de l'enlrée du Comoë. — Plateau de Mossou. Cliché Métayer — Grand-Bassam
reconnaissances effectuées par la mission précitée.
L'abatage et l'utilisation de cette série de 39 essences auxquelles on pourrait encore ajouter, pour la pâte à papier, le Fromager et le Parasolier, permettraient d'exploiter plus de 60 °° du cube total pouvant être fourni par la forêt. (Voir pages 23, 24 et 25.)
L'Inspecteur des Eaux et Forêts Bertin est le premier à reconnaître, qu'en l'état actuel des choses, l'exploitation d'un aussi grand nombre d'essences diverses n'est, pas possible. D'abord parce qu'il serait extrêmement difficile d'imposer à l'industrie européenne une quarantaine de bois nouveaux, ensuite parce que beaucoup d'entre ces bois ont une valeur marchande trop faible pour pouvoir être écoulés avec bénéfice par les exploitants.
existe de véritables forêts de Bahia près des lagunes, dans les terrains marécageux; c'est de beaucoup l'essence la plus facilement exploitable en très grosses quantités, bien que le sol spongieux ou inondé périodiquement, sur lequel elle pousse ne soit pas très favorable à son exploitation. Le Fou voisine fréquemment avec le Bahia mais on le rencontre aussi sans ce dernier, en peuplements assez denses, toujours dans le voisinage des rivière;. Le Rikio est réparti dans toute la zone côtière; on dirait qu'il gagne peu à peu sur les savanes.
Deux autres essences, excellentes également, et qui entrent pour une assez forte proportion dans la composition de la forêt, existent à peu près partout, dans la zone exploitable située un peu plus en arrière des lagunes, en peuplements plus ou moins denses : ce sont le Dabéma et VAvodiré. Les renseignements que nous avons recueillis confirment, à très peu de choses près, sur ce point, les indications publiées par la mission Bertin.
Les autres essences sont généralement plus disséminées dans la forêt. Nous allons indiquer leur coefficient moyen de fréquence, d'après les
Classement industriel
Nombre de personnes, parmi celles qui ont eu à s'occuper plus ou moins des bois coloniaux, ont pensé à baptiser ces bois de noms
Poste de Sinfra.
'Cliché Buriner
français, plus faciles à se rappeler que les noms un peu barbares sous lesquels ils sont connus. On a proposé : chêne blanc, blond ou brun d'Afrique; sapin d'Afrique, hêcre rouge ou gris
Mate
Mb
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TIAMA
NOM SCIENTIFIQUE. — Entcndwphragma s. p. (Méllacées).
Aspect et texture du bois. — Cœut de nuance ocre biune, aubier c!e même texture, mais de couleur rosée. Ce bois ressemble beaucoup à celui de I acajou (notamment la variété Sapcli). Les pores creux sont plus foncés que dans I .Acajou; à la teinture ou au chrcmate. ils ressortent en noir.
Densité IVIOYENNE. — A l'état frais : 0.850 ; à l'état sec : 0.650.
Dureté. — Demi-dur.
Facilités de travail. — Sciage.- facile-, rabotage: très facile, on obtient un très beau poli: jente à l'outil: assez facile; assemblage: tenons et mortaises se font (rès facilement et sont résistants; clous, fis; s enfoncent facilement, tiennent bien.
Tenue du bois débité. — Très bonne.
Usages principaux. — Ebénisterie, menuiserie d'intérieur, bateaux de plaisance.
Remarques. — Très bel arbre pouvant dépasser l'-'50 de diamètre et 23 mètres de liauteur de fût — Bois précieux et fin pouvant remplacer l'Acajou, surtout pour la menuiserie d'intérieur. Relativement rare.