‹ La forêt des CippesChapitre 128 sur 181 · tome I, pages · texte numérisé non relu

tome I, pages

Vessaisur Flaiihert parut à la Revue Critique des idées et des livres, dans son numéro du 10 janvier 1^12, précédé d'un avertissement qu'il n'est pas inutile de rappeler. — E. M.

AVERTISSEMENT

II paraît qu'un récent jugement de l'auteur de ces lignes sur Madame Bovary, en réponse à une majorité qui l'avait couronnée chef-d'œuvre du roman français, a fait un petit scandale. Avais-je donc, avec la juste sévérité d'Henri Vaugeois, traité Flaubert à' imbécile ? (hélas ! ce fut un faible d'esprit, une cervelle d'enfant!) — Pas même : j'osai mettre en doute la sincérité et la beauté de son « art »,

Et ce n'est pas la vivacité d'un jugement sommaire, enveloppé dans une manière d'incidente, que l'on réprouve. Car je m'aperçois, à la même vivacité des réponses qui me sont faites, que le scandale consiste à ne point admirer Madame Bovary et Flaubert, disons le mot, « comme une brute », Grand, je l'avoue, est mon étonnement. Je croyais mon îemps redevenu assez civilisé pour professer envers cet « art » de Flaubert le mépris commandé à tout honnête homme. Mais point, La distance qui me sépare de mes censeurs est immense, c'est le fond même qui nous divise. Je

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