‹ La forêt des CippesChapitre 133 sur 181 · TROÏLUS ET CRESSIDA · texte numérisé non relu

TROÏLUS ET CRESSIDA

Je n'ai pas encore vu, à l'Odéon, la reprise de Troïlus et Cressida, de Shakespeare, cette pièce parodique et déconcertante, qui a sans doute étonné l'audace du traducteur, M. Vedel, et de M. Antoine lui-même, puisqu'ils ont cru devoir altérer le dénouement en retranchant l'épisode de l'assassinat d'Hector.

On sait que Shakespeare y tourne en dérision la plupart des héros de la guerre de Troie, et il faut comprendre, je crois, cet ouvrage comme une paraphrase ou un accompagnement ironique des paroles par les actes. La lecture en est attrayante, savoureuse et souvent émouvante : quelques-uns des plus éloquents passages de Shakespeare se trouvent dans cette satire des grands mots. J'espère pouvoir vous rapporter bientôt l'impression qu'elle fait à la scène. — Pierre Gilbert.

APPENDICE VI Jules Lemaitre et Anatole France

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