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l'intérieur des continents et autres endroits défavorablement situés par rapport aux grandes sources de fraîcheur et aux grands courants qui la produisent, le manque d'eau, la quantité restreinte de pluie ou le peu relatif d'humidité, ou l’un et l’autre, ainsi que l'excès d'évaporation, sont autant d'obstacles à la végétation forestière, et il se forme des plaines qui sans être toujours et nécessairement privées d'arbres ne permettent pas aux forêts de s'établir d'elles-mêmes et sans aide.
Quelquefois, les conditions du sol, surtout quant à l'égouttement, peuvent se prêter mieux à la végétation des graminées, au moins pendant un certain temps; ce qui donne lieu aux pampas, aux prairies et aux savanes; ou bien toutes les conditions défavorables se trouvent réunies pour faire les déserts.
En outre, il y a des agents hostiles du règne animal qui empêchent le développement de la forêt, et tendent à préserver les prairies : les sauterelles, les rongeurs, les ruminants tels que le buffle, l'antilope et le cheval empêchent les arbres de pousser et de s'étendre, et surtout là où la dureté du sol et l'absence d'humidité concourent avec l’action de ces animaux, la conversion de la prairie en forêt ne peut se faire, du moins avant un certain temps.
Les bois constituent l'espèce de végétation la plus défavorable à la vie des ruminants, et, par conséquent au soutien du plus grand nombre d'hommes. Pour la production des substances alimentaires, prur les fins agricoles, l’homme doit abattre et faire disparaître la végétation forestière. Voilà pourquoi la
dévastation de la forêt, la destruction de la forêt le commencement de la civilisation dans un } boisé ; cela en est la condition nécessaire, et la sistance avec laquelle, dans les régions forestii la forêt s'efforce de se récupérer, exige aussi des ef constants pour protéger le pâturage et le champ tre son établissement.
Le Docteur Asa Gray a été tellement frapp:
la tenacité de la vie individuelle de l'arbre qu” des “ait si un arbre devait jamais mourir:
ne (à l'encontre de l'animal) se développe iuellement par l'addition successive de nouvelles
es. Il renouvelle chaque année non-seulemen bourgeons et ses feuilles, mais son bois et ses rac et, à la vérité, tout ce qui se rapporte à sa vie et
croissance. Ainsi, à l'instar de ce Jason de la f à qui il a été donné de changer la décrépitud l’âge pour la fraîcheur de la jeunesse, —les ram les plus récents se trouvant mis par la dernière che de bois en communication avec les racines
vellement formées, et celles-ci gagnant proportio lement un terrain nouveau,—pourquoi l'arbre ne contrerait-il pas dans sa millième année toutes les ditions d'existence qu'il trouvait dans la centièm la dixième année de sa vie ?
La vieille partie centrale du tronc peut, :
vrai, se décomposer, mais cela n’a pas grandi portance tant qu'il se forme régulièrement de velles couches à la circonférence. L'arbre surx il est difficile de démontrer qu'il est sujet à la pour cause de vieillesse dans le sens propre du :
a forêt est s un pays , et la per forestières, des efforts champ con-
frappé de re qu'il sc ris: “sr eloppe graavelles parlement ses ses racines, vie et à sa de la fable, répitude de es rameaux rnière cotacines notoportionnelrbre ne renutes les con- ‘entième ot
peut, il est grande ïinent de noure survit, et et à la mort re du mot.”
Flottage du bois & splash dam »
le flottage sur la rivière Noire—Colraine
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Quoi qu’il en soit, nous savons que les arbres succombent à des causes externes ; les insectes, les parasites ou champignons, le feu, les tempêtes etc. Néanmoins, ils sont assez vivaces pour survivre à quoi que ce soit, “ pour être les plus vieux habitants du globe, pour être plus anciens que tout monument humain, accusant, chez quelques-uns de leurs survivants, une longévité en comparaison de laquelle les restes poussiéreux de la civilisation la plus reculée d'Egypte, les pyramides elles-mêmes, ne sont que des constructions d'hier.” On croit que les arbres appelés dragonniers qui se trouvent sur l'ile de Ténériffe, à la hauteur de la côte d'Afrique, ont plusieurs mille ans d'existence. Le plus gros n’a que quinze pieds de diamètre et 75 pieds de hauteur. Les séquoïas ou “grands arbres” croissent plus rapidement et atteignent plus que le double de ces dimensions en trois nille ou quatre mille ans, ce qui doit être le plus grand âge des êtres vivants. Leur longue vie est sans doute due au fait qu'ils ne sont pas sujets aux atteintes des insectes, des fungi, et même à peine à celle du feu.
Bien que cette longévité soit l’une des qualités qui, dans la lutte pour l'existence, doit compter pour un avantage inappréciable, l’autre caractéristique du développement de l'arbre, sa hauteur au-dessus de tout ce qui est autour de lui, n’est pas un moindre avan- À tage sur tous ceux qui lui disputent la lumière, sour- 1 ce de toute vie; et dans cette rivalité, le plus grand doit finalement triompher.
Munie de ces armes défensives et offensives, la
diem
flore sylvestre s’est efforcée—et sans doute y a réussi à un certain degré, durant toutes les périodes géologiques où la vie s'est manifestée sur la terre, —de prendre possession de la surface du globe.
A mesure que l'étendue de terre ferme augmenta, émergeant sous forme d'îles au-dessus de l'océan, la forêt augmenta également sa superficie, variant sa composition, pour plus de sureté, selon les changements de conditions physiques et climatériques.
Dès l’époque dévonnienne, quand une petite partie seulement de notre continent était formée, les plages boueuses et les bancs de sable, constamment augmentés par de nouvelles accumulations, sous l’action des vagues et des courants de l'océan, se transformèrent, et ce monde nu et sans vie que n’atteignait plus la marée devint côteaux couronnés de forêts et vallons plantés d'arbres gracieux, tels que les joncs arborescents et ce prototype de nos pins, le dadoxylon.
La même classe de plantes sans fleurs connues sous le nom de cryptogames vasculaires en y ajoutant les fougères arborescentes gigantesques et les sigillaires, devint plus nombreuse et plus luxuriante dans l’époque carbonifère.
Cette végétation se répandit probablement sur toute la terre laissée à sec, tandis que d’autres formes végétales constituèrent les jongles impénétrables dans les endroits marécageux et les lacs aux îles flottantes ; et des dépôts profonds de débris végétaux provenant de ces forêts devinrent finalement, dans la suite des révolutions géologiques, les grandes houillères.
éussi logipren-
enta, n, la nt sa ange-
e pars plaaugction ormèplus llons pores-
inues utant gillai-
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t sur rimes rables « îles étaux ins la houil-
Durant ces révolutions géologiques, quelques.
uns des spécimens de la flore disparurent coniplète-
ir
meut, d'autres se formèrent, de sorte qu'à la fin de l'époque mésozoïque, un changement considérable est
Ai remarquer dans le paysage, Outre les conifères,
apparaissent les palmiers et les premiers dicotyledo-
dues, tels qne les chênes, le cornouiller, le hêtre, le Æpcuplier, le saule, le sassafras et le tulipier. Les dcspèces augmentèrent en nombre, s'adaptant à toutes
sortes de conditions ; la forêt sous la plus grande va-
ritté de formes et avec la plus grande luxuriance
scalada les flancs des montagnes jusqu'aux cîmes, et ouvrit la terre jusqu'aux pôles mêmes d’une profuion de plantes des espèces tropicales et semi-tropica-
Jes, et les grands mammifères erraient dans les espa-
es découverts.
Alors se produisirent les changements de niveaux
Ft autres de l’époque post-tertiaire ou quaternaire, la
ormation des glaciers dans les montagnes et les latiudes septentrionales, avec les modifications correspondantes de climat qui s'ensuivirent et qui détermibèrent des changements correspondants dans la forêt, aisant mourir plusieurs espèces autour du pôle nord, es plus rustiques seules survivant ; et encore furent- Îles chassées vers le sud, dans une véritable déroute,
# par les vents glacés.
Après que la température glaciale de ces temps «fut un peu modifiée, la marche de la forêt fut aussi ûre qu'auparavant, mais l’ordre de bataille fut quelue peu changé pour se conformer aux conditions nouelles du sol et du climat. Les espèces les plus
er.
rustiques ou les plus vigoureuses seules purent gagner les postes les plus avancés du nord, et parmi celles qui suivirent, plusieurs trouvèrent les anciennes places qu’elles occupaient changées par des formations fluviales et lacustres et par les débris qu'y avaient charriés et laissés les lits de glace, tandis que d’autres, vu leur constitution, étaient tout à fait incapables d'entreprendre une campagne au nord, où elles rencontrèrent des barrières infranchissables dans les élévations refroidies règnant de l’est à l’ouest, comme en Europe et dans l’ouest de l'Asie.
Et puis, ce furent encore de nouveaux obstacles de la part des éruptions volcaniques, qui, tant et plus, devaient briser sous leurs pas le territoire reconquis par ces avant-gardes persistantes de l’armée forestière, les annihilant à plusieurs reprises.
Finalement, lorsque les conditions géologiques et climatériques plus sures de l’époque actuelle s’établi: rent, et que le soleil se fut levé sur le monde, pour recevoir l’homme, celui-ci trouva ce que nous aimons à appeler la forêt primitive, résultat d’une longue évo lution, qui occupait la plus grande partie, sinon | totalité du sol découvert et cherchant toujours à éten dre son domaine.
Je ne puis laisser le récit de cette lutte préhiste rique de la forêt sans apporter quelques preuves his toriques de son authenticité. Les paléo-botanistes ot déterré les restes de la flore cireumpolaire qui proi vent sa ressemblance avec celle des pays tropicaux 0 semi-tropicaux actuels; ils ont aussi fait voir que le sequoïas, les magnolias, les liquidambars et les noye
‘1210} E[ 2p Joinjeu o8vpuoua] 152,29—"S2JIOU JUOS S2Inaniaqut
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régions d'où ils ont maintenant disparu. Nous avons aussi des preuves des succès et des revers répétés de Mila forêt dans ses efforts pour s'établir durant de longues transformations géologiques.
L'une des preuves les plus intéressantes de ces ‘icissitudes de la lutte de la forêt pour s'établir se trourc dans une section de la montagne Amethyst, dans ce parc de Yellowstone; on y voit les restes de quinze Mrégétations forestières enterrées, l’une au-dessus de ‘autre, dans la lave. Après l'avoir plusieurs fois emporté sur ces bouleversements inhospitaliers, auant de fois la forêt a dû céder à une force supérieure. a face de la montagne renferme plus de deux mille pieds de strates reposant sur le granit. Les arbres, pu plutôt les bouts d'arbres, sont debout ou penchés, n bon état de conservation; ils ont de 40 à 50 pieds Je longueur et plusieurs jusqu’à 5 et 6 pieds de diamètre. (Il faut remarquer que l’ancienne et la moerne végétation se trouvent ensemble.) Le plus gros mis à découvert par l’action de l’eau et le mouvement du sol, s’élevant à douze pieds au-dessus de la ouche qui le renfermait, a dix pieds de diamètre et ppartient à la tribu des sequoïas.
Au nombre de ces témoins pétrifiés des succès de a première forêt, on a identifié des magnolias, des chées, des tulipiers, des sassafras, le tilleuil, le frêne en ompagnie des sequoïas, tandis qu'aujourd'hui il n’y que les épinettes et les pins les plus vigoureux qui rouvent en cet endroit un climat convenant à leur ature. Des renversements semblables se produisent,
même de notre temps, sous nos yeux. Dans l'Alaska et ailleurs des glaciers charrient de grandes masses de terre et de roches qu’ils déposent en moraines dans les vallées. Sur ces moraines la végétation s'établit bientôt, et finalement la forêt pousse jusqu'au bo:d, que dis-je, jusque sur le dos même de l’imposant glacier. Mais comme ce courant de glace flue et reflue, recule et avance, l'existence de la végétation forestière est bien précaire et sa durée n'est que temporaire : tôt où tard, elle sera renversée par la glace en mouvement €! ensevelie sous la terre et les roches de la moraine. Après avoir reflué, la rivière du glacier, entraînant la glace fondue dans un cours rapide, et ce courant cou pant au travers de la moraine, peut mettre à découvert la forêt enfouie, comme cela se trouve près du célèbre glacier Muir où nous pouvons voir quelque chose l'histoire de la terre, des méthodes suivies dans sa for mation et des forces qui ont été mises en action au époques passées.
Précisément comme la forêt s’est formée et éten due de cette manière durant le cours des âges, ains se forme-t-elle encore et s'étend-elle aujourd’hui, : moins que l'homme, attiré par les besoins croissaït: de la vie, ne s’en vienne entraver sa marche et dim nuer son domaine par la culture du sol. Cette exten sion naturelle de la zone torestière se fait promptenicen partout où le sol et le climat sont favorables, mais cll s'accomplit tout aussi sûrement, quoique avec infini ment plus de lenteur, dans des situations défavor bles. Sur le rocher nu, les détritus grossiers et x lits de graviers, sur les dépôts de sable purement sil
Alaska :Æ ceux des rivières et des océans, ou dans les plaines sses de Æ brûlées et desséchées, il faut que la petite végétation ans les # opère son œuvre préliminaire de pionnier, Les algues, it bien- # les lichens, les mousses, les herbes, les graminées, les :d, que À arbrisseaux doivent l'y précéder, afin de mettre en glacier. # culture le rocher nu, d'ameublir les lits de gravier recule Æ raboteux, de former le terrain, d'augmenter l'humidité ère est *Æ du sol en l’ombrageant et de le rendre graduellement : tôt où M propre à recevoir la forêt souveraine, L'armée des ment et à faiseurs de sol et des laboureurs de sol, les pionniers 1oraine, #4 de la forêt, si l’on veut, sont de rudes gaillards, récla-
nant la © mant moins pour vivre que ceux qui leur succèderont. nt cou. Æ Ils viennent de diverses tribus selon les conditions couvert Æ climatériques au milieu desquelles ils ont à se défencélèbre 8 Ür:. Aussitôt qu'ils se sont établis, ils commencent hose de 2 leur œuvre de culture, qui consiste à retirer du rocher s sa for- ou du sol et de l’air les éléments nutritifs qu'ils renion aux dent au sol, lorsqu'ils meurent et se décomposent, sous une forme beaucoup plus appropriée au soutien
et éten- des plantes de la classe supérieure. Non-seulement s, ainsi par la croissance et la décomposition successives de d'hui, à Æ ces pionniers, les éléments nutritifs du sol sont ainsi
oissants ÊS améliorés et augmentés, mais aussi les conditions phyet dimi @ siques : la couche de terre devient plus profonde, plus e exter- MS meuble et elle prend plus d'humidité. Les eaux charptement Mes d'acide carbonique provenant de l’humus végétal mais elle en décomposition hâtent la désagrégation du rocher c infinr qui est au-dessous, et ainsi les couches de sol fertile léfavor: : M augmentent jusqu’à ce que les plantes plus opulentes rs et puissent subsister. Aux plus humbles travailleurs, nent sil: 2
Ales algues, les lichens, les cacti et les mousses, succè-
dent les glaïeuls, les graminées, les légumineuses « les arbrisseaux, ou, sous les climats plus secs et plu chauds, les agaves et les yuccas; puis viennent Îc fougères et autres représentants de la végétation inf rieure, les herbes succulentes et les légumineuses qi couvrent de plus en plus le sol d’une prairie; les bu: sons deviennent plus nombreux, se réunissent gr: duellement, ombrageant le terrain et interceptant | lumière aux herbages ; bref, le temps est arrivé où | flore sylvestre fera son apparition. Mais ce n'est pa à dire que la forêt va de suite surgir au complet dans sa variété. Des arbres isolés, des rôdeurs 0 escarmoucheurs peu nombreux, ayant l'apparenc d’arbrisseaux, et des sujets rabougris, vont d’abord : montrer, augmentant peu à peu en nombre et améli rant leur forme. Ceux-ci par l'ombre qu’ils proje tent et par la chute et la décomposition de leur feui lage et de leurs déchets, amélioreront le sol pour le meilleures plantes qui vont suivre.
Le tremble est l’un de ces avant-coureurs, qu grâce à son abondante production d’une graine légèt et ailée, promptement transportée par les vents à dk centaines de milles, germant sans tarder et se dév loppant vite, en pleine lumière solaire, même aujou d'hui dans les Adirondacks, les montagnes Roche ses et ailleurs, prend rapidement possession des éte dues de terrain où l’homme a impitoyableme détruit toute végétation par le feu. Cet arbre hun ble, que l’on trouve partout, mais qui autrement € presque sans valeur, est le restaurateur de la nature il couvre les plaies et les brûlures que l'incendie
euses ct À. | et plus faites au flanc de la montagne. Quoique ses feuilles nent les soient petites, avec son feuillage d'été auquel l'autom-
ion inic. ne viendra donner des teintes brillantes, il fournit un uses qui #mbrage bienfaisant et conserve contre le soleil et le les buis. ent desséchant quelque humidité pour de meilleures
ent gra À spèces qui croîtront et prendront sa place, alors que ptant li #1 mission prendra fin.
vé où la Dans d’autres régions, comme dans les prairies n'est pas 1: l'Iowa et de l'Illinois, des buissons de coudriers, mplet et | 1 dans les montagnes de la Pennsylvannie et les leurs où Alleghanys en général, les arbustes de la famille pparence +: tricacées, tels que les lauriers, les rhododendrons, abord se "Pt l'aubépine, la viorne et le cerisier sauvage sont les tamélio. @'emiers arrivants, tandis que les aunes et les saules s projet: : ncombrent le bord des cours d'eau dont ils resserur feuil. en: de plus en plus les lits, en retenant la terre que pour les 2 cat entraine du flanc des collines et augmentant
ns la superficie du terrain.
rs, qui : L'un des plus intéressants artisans du sol, enles ler D ant un territoire nouveau à l'océan lui-même, c'est ts à des manglier qui se voit le long de la côte de la Floride. se déve on-sculement il s'étend avec ses racines aériennes aujour. Tant toute espèce de débris flottant qui vient s’en-
Roche: 3 hevètrer dans leurs mailles, et édifie ainsi graduelleles ten MONT à rive, mais il lance même ses jeunes pousses 1blement le front de bataille pour y lutter contre les vagues re hum Prendre pied le mieux possible.
ment est Non moins intéressant sous ce rapport est cet re ibitant des marais du sud, le cyprès chauve avec cendie 2 ư C'Tieuses excroissances radicales connues sous Æ non de genoux de cyprès, qui sont très utiles pour
mms
15 vépmanrent
hâter la trausformation de la pièce d'eau en ter suffisamment ferme qui puisse supporter l'arbre de: nu plus opulent à raison des conditions d'humid:
11 faut preædre note ici de la remarquable fac té avec laotielle éertaines espèces d'arbres s’ad: tent à des wsaglitions diverses. Les arbres des mar: ou au moins plusieurs d'entre eux, semblent indiqi qu'ils sont indépendants des conditions d'humid par l'étendue de la zone de sol et de climat où on trouve. En effet, ils poussent dans le marécage 1 pas parce que cet endroit leur convient mieux, 11 parce qu’ils sont les arbres qui peuvent y vivre l'exclusion des autres concurrents. Le cyprès chat du lac Drummond lui-même croîtra dans le sol ar et sous la température sèche du Texas et du Mexiq! les chênes qui sont ses compagnons dans le marais cuperont presque n'importe quel sol et n'importe q site ; le gommier rouge, ou le liquidambar, qui est venu récemment un producteur important de bois construction, se trouve dans de semblables z0 d'habitat ; le même génévrier ou cèdre rouge « dans les marais de la Floride est un grand arbr fournit le bois mou dont on fabrique nos crayt couvre aussi les arêtes les plus arides des Rocheu où il est d’une venue noueuse et d’un bois au gr serré, dont on fait les poteaux et les perches aui rent le plus longtemps. Comme ses baies flatten goût des oiseaux, il se trouve promptement dissén sur une vaste étendue de pays, du Nouveau-Bri wick à la Floride, et vers l’ouest, au delà des Roc
en terre bre devc.
humidité,
ble facil s s'adap »S Marais, : indiquer "humidité où on les cage noi eux, IAUS y vivre :
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disséminé 2 eau-Bruns * >s Rocher
sses, formant avec le frugal tremble et les peupliers Lu liards l'avant-garde la plus avancée de la forêt. L'avant-garde de ces premiers arrivants, qui “diffèrent avec les climats et accusent des besoins res- Ætreints, prépare la place pour les arbres plus fastueux, Acls que les bouleaux, les ormes, les érables, les frênes, es chênes, les noyers, les magnolias, les épinettes, les Fapins, les pins et toute l'armée de la flore sylvestre #i variée, Quant à savoir quels sont ceux d'entre
Œœux qui occuperont certain territoire, cela dépend en
Premier lieu des conditions de la température, et, en Second lieu, des conditions d'humidité de l'air et du
Dol et des différentes combinaisons de ces facteurs,
ui déterminent la distribution géogriphique des spèces.
Pour ce qui a trait à la température, elle ne sauait jamais être trop élevée, pourvu qu'il v ait suffiamment d'humidité. Les forêts des tropiques en ont la preuve. D'un autre côté, l'excès de basse empérature marque une limite à la végétation des rbres, comme le font voir les steppes du nord et la imite forestière bien connue des hautes montagnes, ariant en altitude selon la latitude, i. e, les conditions le température.
Et quant à l'humidité, nous avon: vu que pluieurs espèces vivent dans les marais du sud, le pied ans l'eau, pendant des mois, et la tête dans une gtuosphère humide durant toute l’année, tandis que es plaines et les déserts, où le sol manque de fraiheur et l’air d'humidité, sont sans arbres, ou du moins sans forêts. Entre ces extrêmes, nous trou-
vons des espèces se conformant à tous les climats à toutes les situations.
A mesure que nous nous éloignons des tropiqu en gagnant vers le pôle, l'essence forestière chan: avec chaque changement du climat. A partir d forêts vivaces toujours vertes et aux larges feuill des régions tropicales et subtropicales, nous pouvo remonter vers le nord à travers les forêts au feuilla annuel des Carolines et de la Pensylvanie, forêts chênes, de noyers, de chataigniers et de tulupiers : : longer la côte du Pacifique, à travers une forêt mêl de sapins, d’épinettes, de pins, du plus splendi développement. Puis (continuant notre course côté de l'Atlantique), nous atteignons la forêt nord, où l'érable, le hêtre et le bouleau domine entremêélés d'épinettes et de pins. Au delà, le nom des espèces diminue, et généralement les conife dominent: finalement huit espèces rustiques set ment peuvent supporter les atteintes glaciales vents du nord.
Enfin, nous arrivons au delà du 62e degré de 1 tude, dans l’intérieur du Canada (dans l'Alaska, be coup plus au nord,) aux premiers avant-postes figurent des arbres courts, étiques, atrophiés, les quinaux du règne forestier. Et puis, c'est la step la plaine dénuée d'arbres, où la glace et la ne abondent toute l'année, le séjour de l'hiver. Ic sol est gelé, sauf durant deux mois de l'année, 0: ne peut se faire qu'une végétation basse de saule, bouleau et de quelques fleurs. Mais ces changeme que nous observons au cours d'un si long trajet, n
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ropiques change artir des s feuilles pouvons feuillage forêts «e piers ; où rêt mêlée 4 splendide % ourse du forêt du # dominent # le nombre % conifères #
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pouvons les remarquer dans une journée de promenade, si nous faisons l'ascension de quelque montague des régions tropicales ou sous-tropicales du Mesique ou de la Jamaïque. Nous commençons notre
| voyage sous les palmiers, Nous traversons encore la
D iorêt toujours verte du tropique, qui compte une +ariété infinie d'espèces luxuriantes, Si nows montons
à deux mille ou trois mille pieds, la composition change et nous arrivons à la forêt au feuillage déci-
A du, qui, par son aspect général, ressemble assez à celle de nos latitudes moyennes. Nous arrivons à un plateau sablogneux et le trouvons oecupé par des pins et l’aréquier où Le palmetto, comme broussailles, ainsi que nous le voyons dans les Carolines. Si nous Mattcignons le uiveau de #000 pieds, nous entrons dans le domaine des épinettes et des sapins, et nous pouvons trouver des prairies ouvertes où il va profu- 1m de fleurs. Ces découverts dans le Colorado et l'autres parties des Rocheuses sont appelés d'une maiène caractéristique des “ parcs”. C'est qu'ici une Aépression de terrain s'est remplie d'eau et a formé 7 charmant lac de montagne, dont les bords sont Mcutourés d'épinettes et de sapins en forme de spirale, = -0lument comme vous les trouvez dans la Colombie Britannique, à des niveaux plus bas. Montons encore
e deux mille à cinq mille pieds, et la forêt s'ouvre comme dans notre voyage vers le nord, les arbres sont ur sroupes et l'herbe et les fleurs occupent les interalles, s'y disputant le terrain. Sortons de cette ainable région à l'apparence d'un parc, nous arrivons
en vue du pic et de la ligne d’escarmouche de la forêt :
individuellement ou par petits groupes, les arbr essaient de braver la bise glacée, se serrant contre
sol ou les uns contre les autres pour chercher prote tion, étiolés et rabougris comme leurs contre-parti du nord. Chargées de glace pendant des mois p l'humidité congelée à ces grandes altitudes, les bra ches se rompent, et voilà ce qui fait la difformité ces arbres. Enfin, nous avons dépassé la ligne b sée, et là ce sont des vents glacés et de fortes gelé qui surviennent chaque mois de l’année, et par co séquent, aucune vie persistante ne peut exister ; et nous nous hâtons de redescemdre, mous pouvons en re passer la nuit dans les palmsers.
Si donc une certaine limite territoriale est as gnée aux différentes tribus d'arbres qui sont app priés aux conditions du chat et du sol, et s'efforce d'occuper le terrain et de l’êer à la végétation in rieure, il n’y a aucun terme, tant s'en faut, à la lu: de l’évolution ; car aussitôt que le sol est conquis, bataille commence entre les conquérants eux-mêm Et si cette bataille ne se fait pas avec dents et grifi elle est aussi acharnée, aussi soutenue et aussi dés treuse pour l’une ou l’autre espèce que dans le règ animal, chacun essayant d'occuper le terrain à l’exc sion de l’autre. Les armes et la tactique sont off sives et défensives, mais l’endurance relative « permet de résister à une ou plusieurs conditions favorables, l'adaptation aux choses qui l'entoure assurent le plus souvent la victure finale et la sur à celui qui possède ces qualités à un plus haut deg Les points caractéristiques du développement, dep:
s arbres le semis jusqu’à la vieillesse de l'arbre, influent sur la contre le Ænature de la distribution.
r protec- A La production fréquente et abondante d'une graine re-parties =Mailée et légère, transportée par le vent à tous les esmois par Æpaces découverts, qui germe et se développe immé-
les bran- Sdiatement, donne l'avantage à une espèce. 11 faut que rmité de la noix pesante du noyer ou le gland du chêne attenigne boï- dent le concours des écureuils, des souris, des oiseaux
es gelées Met de l’eau pour pouvoir étendre le domaine de ces par con- arbres.
ter ; et si : La graine du saule perd son pouvoir germinatif ons enco- : dans peu d'heures ou de jours; par conséquent, cet arbre est confiné surtout au bord des cours d’eau où il est ass trouve des occasions favorables de se propager par des nt appro- - nie. L’acacia et autres de la tribu des légumi- ’efforcent -Mneuses, tel que le locuste noir, conservent leur graine tion infé- vivante pendant plusieurs années ; bien plus, la graine à la lutte du premier restera souvent enterrée dans le sol durant nquis, la des années avant qu'un feu qui détruit toute autre x-mêmes. végétation brise la cosse dure de la graine et appelle et grifies, MA la vie le germe endormi: les cônes de quelques pins ssi désas- estent fermés et ne laissent échapper la graine que le règne orsque le feu, qui aura probablement détruit tous les à l'exclu- conifères, les ouvrira. Les traits caractéristiques de ont offen- 3 Ja graine comptent donc pour beaucoup dans la disséative qui #mination des plantes.
itions dé: Viennent ensuite ceux de la croissance. Le pin
ntourent, =Maustral qui, pendant les quatre premières années, ne la survie #s'élève pas plus que de deux ou trois pouces au-des-
ut desré nt, depuis
sus du sol, a un désavantage durant cette première période où il s’est employé à former un système vi-
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goureux de racines; mais, ensuite, grâce à ce systènn il peut endurer ce qu’un voisin qui aura poussé plu rapidement ne pourra pas endurer. Le tremble l'épaisse frondaison couvre de grandes superficie: mais son règne n’est pas de longue durée, car, comm c'est le cas pour la plupart des arbres qui se dévelo; pent vite, sa vie est courte. L'épinette ou le pi: d’une croissance moins rapide, qui a pu se souteni sous l'ombrage léger du tremble, s'insinue et resi vainqueur sur l'arêne, grâce à sa seule persistance.
Si la croissance rapide et constante en hautet permet à ces arbres d'échapper à l'oppresseur, | pouvoir d’endurer la sécheresse ou l'excès d'humidit la chalenr ou le froid et l’ombre, en favorise d'autre: le vent et la décomposition, dans nos forêts primitive agissant comme alliés, tantôt d'un côté tantôt de l’autr et ainsi changeant à plusieurs reprises la balance pouvoir. Dans cette lutte pour la suprématie ent les différentes espèces sylvestres, la compétition € en fin de compte moins pour le sol que pour la lumie: le facteur le plus important de la vie, surtout pour vie des arbres. C'est sous l'influence de la lumit que le feuillage se développe, que les feuilles re: plissent leurs fonctions et nourrissent l'arbre en as milant le carbone de l’air et en laissant exsuder le: provenant du sol. Plus un arbre a de feuillage et : lumière à sa disposition, plus il poussera vigoureux s'étendra.
Maintenant, le chêne ou le hêtre, qui s'étend da le champ découvert, trouve des voisins dans la fort
il est serré de tout côté, forcé de monter, d'élever
tête pour avoir de la lumière, s’il ne veut pas être tenu po
V'S ' ne, “ , + LA A La # ira à l'ombre, opprimé et peut-être finalement étouffé par
sé ae ses compétiteurs plus puissants et d'un feuillage plus DE ° épais. À la forme de l'arbre et à sa tête, nous pouvons erficies, 2 dire s'il a eu à lutter contre ses voisins. Le fait imporra al tant, qui laisse prévoir la conclusion et le résultat nu. final, c'est que les espèces diverses sont différemment | ul,
.! 188 douées quant à leur aptitude à supporter l'ombre ou soutenir , «2 + : à ses quant à la quantité de lumière que requiert leur exis-
ste sois tence.
ice. Allez dans les forêts épaisses et voyez quelles hauteur + . , : : Tr
:. espèces d’arbres vous y trouverez à l'ombre profonde, seur, 1€ =
et puis allez dans un découvert de date récente, un champ abandonné ou un autre endroit où tous les Zarbres peuvent également jouir de l'avantage de la [lumière, et vous trouverez le sol occupé par des sujets bien différents. Dans le premier cas, vous trouverez, peut-être, du hêtre et de l’érable à sucre, ou du sapin t de l'épinette : dans le second, vous pourrez trouver lu tremble, des peupliers, le saule, l'érable tendre, Jes chênes ou les pins, le tamarac, etc.
umidité, l'autres ; imitives, el’autre, lance du tie entre ition est lumière, # L pour la | Jumicre !
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En fin de compte, c'est quand ils sont en pleine Jumière que tous les arbres poussent le mieux et “est là seulement qu’ils accusent leur forme caractérisique dans son parfait développement. Mais de même ue certaines espèces peuvent s'adapter à l'excès ou Pi manque d'humidité, ainsi d'autres peuvent vivre
‘mème bien se développer avec moins de lumière,
Unous pouvons, en conséquence, classifier et diviser 7 <pèces comme suit : les tolérantes, celles qui en-
end dans # la forét:
élever ja
durent d'être à l'ombre, et les intolérantes, ou les espèces qui ont besoin de lumière.
L'épaisse forêt d'épinettes et de sapins indique, par le nombre d'arbres qui peuvent loger dans un acre, que cette espèce se développe avec succès à l'ombre de ses voisins, tandis que la forêt de pins ouverts indique qu’il faut à cette espèce une plus graude quantité de lumière pour qu’elle vienne bien.
La tête à feuillage si dense de la pruche avec des branches toutes garnies de feuilles même au milieu de l'arbre, est une preuve de son endurance : l'ombre, tandis que le mélèze ou le peuplier, le frêne ou le bouleau, où même le pin, à la tête ouverte «t peu garnie de feuillage, laissent voir combien ils son: sensibles à l'absence de lumière par cette pauvreti même de leur cime, par la perte hâtive de leur branches inférieures et par l'incapacité de leurs semi et de leurs jeunes pousses d’endurer l'ombre de leur voisins où même celle de leurs auteurs.
Pour compenser ce désavantage qu'offre leur cons titution, ils ont ordinairement quelque avantage dan la nature de leur graine et ils font le plus souvent un croissance rapide en hauteur dans leur jeunesse, d sorte que, lorsqu’au moins la concurrence pour obteni de la lumière commence avec des chances égales, peuvent s'assurer leur part en dépassant en hautet ceux qui cherchent à les étouffer. Ils ne peuvent : maintenir dans une forêt aux bois mêlés qu’en re tant à la tête et en occupant le niveau des cimes, com fait le pin blanc. Les espèces tolérantes, de leur côt pouvant croître à l'ombre des espèces au feuilias
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léger, poussent ordinairement plus lentement ; mais comme elles peuvent endurer l'ombre, leur place est toujours assurée dans la forêt.
Plusieurs d'entre elles se distinguent et se caractérisent par une croissance en hauteur qui, bien que se faisant lentement, est persistante ; tandis que les espèces auxquelles il faut de la lumière, en dirminuant la proportion de leur croissance en hauteur, perdent souvent à la fin ce qu'elle avaient gagné dans leur jeunesse. Il en résulte que celles qui endurent l'ombre prennent l'ascendant et les représentants des espèces qui demandent de la lumière ne se trouvent qu'isolément dans la forêt mêlée, comme restes ou seuls survivants de groupes dont tous les autres inembres ont péri, et ce n'est que lorsqu'un coup de vent où un fléau d'insectes fait un découvert d'une éten-
due suffisante que ces espèces ont quelque chance de se rétablir.
Ainsi, la composition et l'apparence générale de la forêt mêlée sont grandement influencées par cette
différence de besoin de lumière qu’accusent les espèces
présentes, et son développement numérique dépend aussi des besoins de chaque individu et de sa capacité
de l'emporter sur son voisin.
De même que dans la forêt mixte les espèces sont distribuées selon leur endurance à l'ombre, ainsi dans 4 torêt composée d’une seule espèce ou d'espèces d’une udurance égale, les arbres de différentes dimensions et de différents âges se développeront les uns à côté
es autres selon la lumière qu'ils pourront avoir, se
nuisant les uns aux autres, les trainards étant final: ment étouffés par la privation de lumière.
La victoire est à ceux qui, pour avoir hérité d'un plus grande vigueur ou avoir eu la chance de trouve un meilleur sol, dominent la communauté; tout comn dans le monde des humains, les modestes sont acculc au pied du mur.
Mais, finalement, même ces vainqueurs doive disparaître à ler tour; car de même que Hercul l'invincible, succomba au poison qui pénétra ses 0 ainsi le géant majestueux de la forêt tombe sous l'a tion insidieuse de la pourriture, des fongi, des insect: ou sous l'effort de la tempête. Quand le cœur l'arbre est coti et affaibli, les branches sèches cor mencent par tomber en poussière et graduelleme: donnent aux jeunes arbres de la deuxième végétatio se composant d'espèces vivant à l'ombre et attenda patiemment la lumière, une chance de prendre de vigueur. Ensuite se brisent les grosses branches la tête desséchée, et, après avoir résisté aux assat des tempêtes pendant des siècles, après avoir résis pendant des décades à la guerre sourde de la tribu « fongi, le géant tombe enfin, et ses dépouilles enrich sent le sol pour les générations futures. Dans brèche se précipitent les jeunes Epigones qui s'eff cent, l’un l'autre, de prendre la place de leur autc et de conserver la forêt.
C'est à cause de ces changements dans les « ditions de lumière que se produisent les alternance: végétation forestière, le chêne succédant au pin. le pin suivant le chêne; Îles peupliers, les bouleat
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les cerisiers apparaissant aux endroits dépouillés et exposés au soleil; l'épinette, le noyer, le hêtre et l'érable s’insinuant à l'ombre de ces espèces qui réclament de la lumière, et finissant par les supplanter. 4 Tandis que dans la forêt de l'est, dans des conditions naturelles, le chatigement de prédominance s'accomplit en 300 à 500 ans, les vieux monarques du Pacifique, s’élevant comme des tours au-dessus de tous leurs compétiteurs, ont gardé la domination 2000 aus ou plus. Et dans cette lutte, si des changements dans Æla condition du climat et du sol venaient à se produire, en même temps, il peut bien arriver que toute la ace soit débordée et exterminée. La forêt primitive est donc le résultat de longues luttes, se poursuivant urant des siècles, peut-être durant des milliers d’an- “nées. Quelques représentants les plus vigoureux es vicilles familles, qui, à une époque préhistorique étaient puissants, survivent encore, mais subissent, ‘un après l’autre, leur sort à notre époque.
Le plus gros des arbres de notre forêt orientale, ftteignant une hauteur de 150 pieds et un diamètre ant jusqu’à 12 pieds, le plus beau et l’uu des plus Mtiles, —le tulipier (liriodendron)—est le survivant l'une ère primitive ; autrefois distribué sur la surface Ju clobe, il est maintenant confiné dans l’est de PA: rique septentrionale, condamné à disparaitre bien- Bt de nos bois par suite de l’injustifiable préférence de homme. D’autres, tels que les torreyas et les cyprès, emblent avoir succombé sous l’effet d’une décadence aturelle, si nous en jugeons aux limites restreintes Æuxquelles ils sont confinés. De même les colossals
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séquoias, restes d’une époque où tout avait des prop tions plus grandes qu'aujourd'hui, paraissent en êt rendus à la fin de leur règne; tandis que le puissa taxodium, le cyprès chauve, le “ gros arbre” de 1“ semble encore vigoureux et prospère, croissant milieu de la tillandsie grise ou mousse d’Espagne,
peut vivre le pied dans l’eau sans que cela nuise à
constitution.
Jusqu’à présent, nous n'avons considéré l’évo tion de la forêt qu’au point de vue géographique botanique, ainsi que l'histoire de sa lutte pour l’e: tence contre les éléments, contre la végétation in rieure et autres forces de la nature. Un nouveau c pitre de l’histoire de sa vie, une nouvelle relation, nouveau point de vue s'ouvre lorsque l’homme et en scène, et finalement l’homme est devenu le fact le plus important dans l'évolution de la forêt, pouv en changer la composition et le développement.
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à DE LA SYLVICULTURE, 6 l’évolu- + ou phique et 4 our l’existion inféaveau cha:
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