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XVII" LEÇON

Les premiers actes du nouveau roi sont d'apparence favorable à la grande féo dalité. — Le comte de Charolais reçoit le gouvernement de la Normandie, — Le comte d’Alençon et le comte d’Armagnac se voient restituer leurs biens. — Le roi René reçoit le comté de Beaufort-en-Vallée. — Jean de Lescun reçoit le comté de Comminges. — Le duché de Berry donné en apanage à Charles, frère du roi. — Achat du Roussillon et de la Cerdagne à titre d'engagement. — Rachat des villes de la Somme. — Guerre du Bien Public. — Traité de Saint-Maur. — Le frère du roi échange le Berry contre la Normandie, et la suzeraineté de la Bretagne et des comtés d’Alençon et d’Eu, —

TABLE DES CHAPITRES

Exigences du comte de Charolais. — Jean de Calabre joint Mouzon et Sainte-Menehould au duché de Lorraine devenu indépendant. — Le duc de Bretagne a la régale des évêchés de Bretagne. — Pour gagner des partisans, le roi cède au duc de Bourbon la plupart des gouvernements d'outre- Loire, et au duc de Lorraine, Epinal. — Reprise de la Normandie que Charles échange contre la Guyenne augmentée du Périgord, du Quercy, de l’Agenais, de la Saintonge et de l'Aunis, le tout revenant à la couronne à la mort de Charles en 1472. — Charles le Téméraire, devenu duc de Bourgogne, aspire à une couronne royale. — Ses acquisitions pour relier ses possessions des Pays-Bas à celles de Bourgogne, auxquelles il avait joint la Haute-Alsace et le Brisgau. — Ses visées sur la Lorraine et sur la Suisse. — Ses défaites et sa mort. — Le mariage de sa fille Marie, en apportant à Maximilien d’Autriche la plus grande partie de son héritage, est l’origine des guerres deux fois séculaires entre la France et la maison d’Autriche. — Le duché de Bourgogne et ses annexes, les villes de la Somme, ainsi que Péronne, Roye et Monldidier les comtés de Boulogne, d’Auxerre, de Mâcon, la châtelleniedeBar sur-Seine reviennent à la couronne ; mais la Flandre française reste à Marie ; l’Artois et la Franche-Comté forment la dot de Marguerited'Autriche fiancée au Dauphin. — Réunion à la couronne de l’Anjou, du duché de Bar, de la Provence, du Maine, par suite de l’extinction de la maison d’Anjou. — René de Lorraine réclame vainement la Provence et les droits à la couronne de Sicile. — Affaiblissement irrévocable de la grande féodalité par l’extinction des maisons de Bourgogne et d’Anjou et le châtiment des chefs des maisons d’Armagnnc et d’Alençon. — Seules les maisons de Foix, d’Orléans, de Bretagne et de Bourbon subsistent, mais leur avenir est à la merci d’une ou deux frêles existences . 257

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