SUPPRESSION DE L'INDÉPENDANCE MUNICIPALE
qui avait tout d'abord réduit ces conseils que l'on appelait « le magistrat », démesurément étendus par le désir d'y faire entrer le plus grand nombre possible des membres des familles patriciennes*; c'était lui qui avait soumis au contrôle monarchique, et restreint, le droit de cooptation *. C'était lui qui avait remis aux agents de l'Etat, la police municipale^; c'était lui qui avait établi une surveillance, un contrôle étroit, sur la gestion des finances municipales *.
Toute trace d'indépendance municipale avait depuis lors disparu dans les villes des Etats prussiens ^
Déjà fort réduites avant l'avènement du pouvoir monarchique, plus réduites encore après les crises du xvii" siècle, subordonnées la plupart du temps à la noblesse, elles n'avaient pu, comme l'aristocratie foncière, défendre leur situation traditionnelle, se faire une place dans le nouvel État politique- Elles avaient été réduites sans réserves et sans restrictions.
Séparées par l'organisation sociale du reste du pays *, les populations urbaines n'étaient pas moins séparées, par la disparition complète de toute indépendance municipale, de la vie politique, de l'action commune ''.
i. BoRNHAK, II, p. 13. Jusqu'à deux cents membres, p. 13.
2. UoiiNiiAK, I(, pp. 148, 149, 281. Ihre Stellunf/, dit encore Bornhak, II, p. 286, à la veille de Tilsit, war, in Folge der durckgreifenden staatlichen Aufsicht. keine andere als die von Staatsbehërdeti. — Ehnst .Meikr, Die Iteform der Vnrualtungs- Orfjanisation unter Stein und Hardenberg, p. "5. — Dans les villes médiates la nomination ou la contirmation du magistrat appartient au seigneur, pp. T8, 101,