‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 241 sur 570 · HARDENBERG ET HAUGWITZ · texte numérisé non relu

HARDENBERG ET HAUGWITZ

lieu le ministère des affaires étrangères avait été occupé par deux ministres, et, par cette disposition spéciale, s'était plié tout naturellement au\^ fluctuations de Frédéric-Guillaume III *. Le roi donnait, suivant les circonstances du moment, la direction effective des affaires tantôt à l'un et tantôt à l'autre des deux ministres. 11 en fit, en fin de compte, les représentants de deux politiques simultanées et contradictoires * : procédé bien fait pour développer au dehors la réputation de faiblesse et de duplicité de la cour de Berlin *.

C'est en I8O/1, à la suite d'une retraite provisoire de Haugwitz *, fjue Hardenberg fut appelé à jouer dans la politique européenue un rôle plus considérable, 11 est assez curieux de constater que l'homme qui devait être, quelques mois plus tard, le représentant incontesté de la politique nationale en Prusse, entra au ministère comme l'agent plus docile do la politique de neutralité et comme le collaborateur plus insinuant de la politique personnelle de Frédéric- Guillaume III ^

Cependant la troisième coalition était déjà formée, et la Prusse était tenue de toutes parts en suspicion. Tandis que les coalisés faisaient des tentatives assez maladroites pour l'attirer à eux sans l'initier à leurs projets *, Napoléon livrait un nouvel assaut aux goûts pacitiques de Frédéric-Guillaume 111. 11 voulait le déterminera mettre la main sur le Hanovre en s'alliant à la France. Une fois de plus, Duroc devait prendre le chcniin de Berlin ^; une fois de plus, la Prusse était mise en demeure de prendre un parti,

Hardenberg cette fois, dans la conférence tenue à Halberstadt le

sien, les prolcslations de Haugwitz et de Hardenberg, et p. 623; ihid., 11, pp. 71, 72, 209, 307 et passim.

i. Uanke, Hardenberg, II, pp. 94-95, I3S.

Page 1