‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 367 sur 570 · Pertz, II, p. lo · texte numérisé non relu

Pertz, II, p. lo

7. Ans den Papieren Schôn's, I, p. 41. Kuhantrag; ibid., Il, p. 103.

8. Peutz, II, pp. 13 et 15. — Voir le rapport du 17 août. Aus den Papieren Schôn's, II,p.l04. — Le rapport de la commission immédiate est du 17 août, mais il a été rédigé par Scliôn, le 12 août, et est, par suite, antérieur à celui de Schrotter, du 17. Knapp, U, p. 148.

9. Stagemann, Beyme, Klewitz. Aus den Papieren Schon's, I, p. 41.

Le môme jour, 17 août *, le ministre provincial Schrôtter déposait un projet plus précis, sur certains points, que celui de la commission immédiate *, tout différent de celui qu'il avait présenté le 20 juillet. Le trait saillant des deux projets, de celui de la commission, comme de celui de Schrôtter, était la suppression de la sujétion héréditaire.

Schôn a laissé sur la préparation de son rapport du 17 août un récit des plus dramatiques.

« J'enfantai ce rapport », écrit-il ' d^ns ses Mémoires, « dans la peine et la douleur. Tandis que je le préparais, je reçus la nouvelle que ma femme était mourante à Kônigsberg; c'était de part et d'autre une affaire de deux ou trois heures. Atteint au plus profond de mon être, je ne pus me résoudre à abandonner la grande pensée. Par un effort surhumain, j'achevai le rapport. Je parfis dès qu'il fut terminé ; mais je ne retrouvai plus l'ange qui planait sur ma vie. »

Il n'est point surprenant que Schôn ait cédé à un penchant naturel, en confondant quelque peu l'édit d'émancipation sociale du 9 octobre et son rapport du 17 août; qu'il ait paru faire tenir dans celui-ci la réforme sociale tout entière *. Sans méconnaître les mérites de Schôn, il faut se dégager de l'impression que laisse ce récit dramatisé. Schôn eût-il môme retardé de quelques jours la rédaction de son rapport, le cours des événements n'en eût vraisemblablement pas été changé, et il est permis de croire qu'il fit à ses sentiments conjugaux une violence inutile.

Comme le rapport de Schrôtter, celui de Schôn s'inspirait d'une double idée :

Supprimer la sujétion héréditaire;

Supjjrimer aussi toutes les restrictions (pii, depuis i)lus d'un siècle, avaient ll\é d'une façon imnuiable le régime de la jH*()i)riélé, empêché toute transformation et tout progrès \

1. Peiitz, II, p. 13. — Knapp, h, p. 155. — Zu Schulzu7td Trulz am Grahe Sc/tiin's^ pp. 212-213. Il est h remnrqiicr que c'est aux Schrôller, en réponse à leur [irojol» el non h Sriinn, que le roi communique sa décision, l'ordre de cabinet du 23 nout 1807. ihid.. p. 214.

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