Lkhmahn, Scharnhorst, II, pp
ils se faisaient des revenus considérables en autorisant un grand nombre de leurs mercenaires à rentrer provisoirement dans la vie civile, à y exercer des métiers dont ils partageaient les profits *. Ces trafics divers, qui attachaient au maintien de la paix * tous ceux, officiers ou soldats, qui en bénéficiaient ' étaient, pour l'ancienne armée prussienne, une source de démoralisation et de déconsidération universelles *. Ces abus eux-mêmes trouvaient, parmi les partisans de l'ancien état de choses, en la personne de Borstell surtout, des défenseurs convaincus ^ Mais, en ces matières, Frédéric-Guillaume III passa outre. Napoléon avait mis le doigt sur cette plaie, et le roi de Prusse avait été très sensible au dédain de l'Empereur pour l'ancienne organisation de l'armée prussienne °. Dès le mois daoùt 1807, il avait pris, pour transformer cette organisation défectueuse, pour restituer à l'État ce qui lui appartenait et allouer aux officiers des appointements fixes, de premières mesures qui furent précisées en juillet 1808 ^
11 en fut de même lorsqu'il s'agit de décréter en principe l'adoption des méthodes de guerre modernes, de décider que les armées en camjjagnc vivraient dorénavant par la réquisition, qu'elles ne rentreraient plus dans leurs cantonnements en hiver, et de réduire les impedimenta fabuleux de l'ancienne armée '.
L'exposé des réformes militaires nous a entraînés jusqu'à l'été de 1808. Les patriotes prussiens étaient alors dans un état d'esprit différent de celui où les avait laissés le traité de Tilsit. Pleins d'espérances et de projets qui devaient se heurter et se briser contre la
1. Lkumann, Scfiarnhorst, II, pp. ^39, 140, les Freiwachfer, iind., p. l'iO. — Erinneningt-n au.* dem Lehen des Feldmarschall's von Boyen, 1, pp 174, 200, 207.
2. Lkhm'NN, Scfiarnhorst, II, p. 142. — Erinno-ungen ans dem Lehen des Feldmarschall's VOM BOYKN, I, p. 108.
3. l'iiiLippsdN, II, pp. 170, 173, 179. — Lkiiman.n, Scharnhorst, II, p. 138. — Le prodiiil d'une conipngnie s'élève jusqu'à 80ll0 livres. Lkiimann, .^W<rtrn/iors/, 11, p. 156. — Erinnerungen aus dnn Lehen den FeldmarschaU's von Uovkn, 1, pp. .'138,
4. Lkhmann, Schnrnhorst, II, pp. 139, 142. — Erinnerungen aus dem Lehen des Peldmarfchall'i vuft Boyks, 1, pp. 138, 141, 207, 310.