Lehmann, Scharnhorst, II, p. S
b. Pehtz, II, p. 191.
6. Pehtz, II, pp. 240, 241,^ 272, 273. — Voir l'importance que Treitschke, I, p. 208, donne à ces tendances. — Colln's FeuerbvUnde. — Massenbach, Denkwûrdigkeilen. — Buchholz, Galerie de caraciires prussiens.
7. Archives historiques du Ministère de la guerre, Correspondance de la Grande Armée; particulièrement 23 septembre 1808.
8. Ibid., 28 septembre 1808. Voir, aux annexes (annexe n'XI), la lettre de Soult. C'est, croyons-nous, la première preuve des intrigues dont on a souvent parlé, des démarches du parti hostile k Stein, et qui, à Berlin, excitait contre lui l'occupation francjaise. — CL A. Sterv, Abhandlungenund Aktefistùcke zur Geschichte der preussischen Reformzeit, p 17.
9. Voir l'adresse des États silésiens, Pertz, lUp. 169. — Hakusser, III, p. 178.
— La confusion des tendances à la soumission et des tendances de réaction intérieure. Zu Schutz und Trutz am Grabe Schôn's, p. 23. — Oncken, p. 941.
— Erinnerungen aus dem Leben des Feldmarschall's vo.n Boven, I, p. 322. — Si les patriotes insistent, après la saisie de la lettre de Stein, pour son maintien, c'est surtout par attachement à l'œuvre de réformes intérieures. Pertz, H,. pp. 240,
L'ardeur qui entraînait Slein avait donné à son action politique un caractère tout nouveau. Non seulement sa personnalité dominait toute la crise ', incarnait toute une politique, mais celte politique même prenait un aspect qui dépassait sans doute de beaucoup les intentions de celui qui la représentait. La vigueur et la résolution désespérée des procédés suppléaient aux lacunes et au caractère incomplet des théories politiques, et Stein devenait, par la pratique, par l'énergie des mesures qu'il mettait au service d'une passion exclusivement patriotique, ce qu'il était bien loin d'être par ses doctrines, un véritable révolutionnaire. C'est à ce désaccord entre les actes et les doctrines, à la prépondérance (fue prit l'action extérieure de la volonté sur les tendances de l'esprit, qu'il faut imputer, pour une large part, l'illusion d'optique qui a porté à attribuer aux réformes de Slein, à son œuvre politique intérieure, une étendue et une portée exagérées *.
Lorsque Stein et ceux qui l'entouraient préparaient l'insurrection populaire, lorsqu'ils proposaient de convoquer les reprcsentanis de la nation, pour la mettre aux voix, lorsqu'ils favorisaient l'action et le développement des associations secrîUes, ils étaient aussi révolutionnaires qu'ils étaient timides lorsqu'ils élaboraient leurs projets de réformes sociales. Telle est la logique des choses qu'ils ne pouvaient porter la main la plus légère sur le vieil édifice, sans que Ton en redoutât l'écroulement complet, et tel était le lien entre la situation extérieure de la Prusse et sa situation intérieure, entre les idées d'indépendance et les idées révolutionnaires, que l'on ne pouvait songer à aller puiser la force nationale à ses véritables sources, et l'énergie patriotique dans l'émancipation sociale, sans que les anciens partis ne vissent apparaître le spectre de la révolution vio-
Î41, 245. — HARUsniR, III, pp. 190, 191, 214. — Aus den Papieren Schôn's, I, p. 43. — A. Stek.'h. Abhandlungen nnd Aktenstùckfe ztir Geschichte der preiiszischen Reformzeit, p. 16.